Les pérégrinations d’une boîte d’aquarelle et d’une pellicule photo

Comme certains le savent déjà, nous avons depuis quelque temps décidé d’introduire plus de créativité dans nos vies.

Tout a commencé avec un cours de dessin à l »Université des Arts de Londres il y a deux ans. Nous nous levions en précipitation le samedi matin pour assister à nos quatre heures de cours hebdomadaires, pendant lesquelles nous « croquions » des modèles féminins dans des positions et tenues variées… Cette expérience nous a ouvert de nouveaux horizons en nous faisant découvrir des moyens d’expressions résolument diffférents de ceux que nous avions utilisés jusqu’alors. Ni vrai ni faux, ni beau ni laid, juste le plaisir de retranscrire ce qui nous entoure à notre manière : le monde à travers notre prisme… Expérience absolument grisante !

Puis, cette base commune a résonné différemment en chacun de nous. David a décidé d’approfondir la photographie et après des débuts courts mais intensifs avec un appareil digital, il a souhaité revenir aux sources : un vieil appareil, des pellicules, le triomphe du noir et blanc et de la chambre noire. La superbe exposition que nous avons vue et revue au Barbican à Londres, intitulée « Les grands photographes du XXème siècle » et les nombreux livres compulsés sur Henri Cartier-Bresson et Edouard Boubat (entre autres) y sont sans doute pour beaucoup.

Quant à moi, je restais attirée par le dessin et la peinture, avec un goût naissant pour la sculpture. A ce sujet, mon détonateur fut indéniablement la magnifique sculpture d’Henri Gaudier-Brzeska  Femme Assise, que j’ai contemplée des heures durant et avec grande émotion à la Tate Modern. Depuis cette rencontre magique, j’ai découvert l’oeuvre d’autres sculpteurs tout aussi passionnants comme Archipenko, Barbara Hepworth ou encore Henry Moore.

Berlin, où nous avons séjourné pendant cinq mois en 2008, a ensuite été l’occasion tant attendue d’apprendre les rudiments techniques de nos activités de prédilection. Les heures passées dans la chambre noire, à l’atelier de sculpture ou pinceau à la main ont permis de renforcer notre envie de créer, de voir les formes et les images naître sous nos mains comme par magie. Il nous avait manqué temps et action jusqu’alors, nous étions enfin servis !  

Forts de cette expérience, nous avons voulu que notre voyage nous permette de la poursuivre et chaque jour, depuis notre départ, nous nous y employons. Nous avons été surprenamment raisonnables lorsque nous avons préparé nos bagages.  Tout juste 20 kgs  pour neuf mois, mais un tiers de ceux-ci sont consacrés aux pellicules, carnets de dessin, crayons de couleur et aussi… Bonheur…  Ma boîte d’aquarelle !

Nous vous donnerons dorénavant rendez-vous pour plus de détails, chacun à notre tour, sur les pérégrinations d’une boîte d’aquarelle et d’une pellicule photo (vous trouverez, dans les semaines qui viennent, tous les articles sur ce thème dans la rubrique « Photographie et Aquarelle » dans le menu sur votre droite).

Une Réponse to “Les pérégrinations d’une boîte d’aquarelle et d’une pellicule photo”

  1. On se demandait avec JL quand vous trouviez le temps de faire votre blog… Mais alors là, si tu nous dis que tu vas faire de l’aquarelle, je ne sais plus du tout comment vous faites ! C’est j’imagine l’intérêt de partir de longs mois autour du monde, le rythme du voyage n’a rien voir avec les 2 ou 3 semaines de congés qu’on prend traditionnellement. Prendre son temps, c’est le vrai luxe!

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