Archives de Tupiza

Couleur rouille : le cimetière de trains d’Uyuni

Posted in Voyage - Bolivie with tags , , , , , , , on 30 janvier 2010 by Placet

Aujourd’hui, nous partons en quête de notre dernière couleur pour achever cette chronique sur l’altiplano bolivien. Après le vert et l’ocre de l’altiplano, l’arc-en-ciel des lagunes et le blanc du salar, nous allons découvrir la rouille d’un étonnant cimetière de trains…

Il est localisé à l’extérieur de la ville d’Uyuni, au milieu d’une grande étendue aride. Il est toujours tristement connecté à la ville par la vieille voie ferrée rouillée, qui reliait les mines locales aux ports de l’Océan Pacifique.

La Bolivie, comme tout le continent américain, a connu la colonisation et ce sont donc les étrangers qui ont pris en charge la gestion de ses ressources et la construction des voies de communication destinées à les acheminer hors du pays. C’est ainsi qu’une communauté d’ingénieurs anglais invités par la compagnie de train bolivienne et par Antofagasta, une société financée par les Britanniques, est venue s’installer à Uyuni à la fin du 19ème siècle. Leur mission était de développer un réseau ferroviaire, projet qu’ils ont mené à bien en tout juste quatre ans de 1888 à 1892.

Le président bolivien de l’époque a très largement soutenu le projet, car il était convaincu qu’un système de transport efficace assurerait une bonne croissance économique au pays. Malheureusement pour lui, cela ne fut pas l’avis de tous, puisque la population locale d’Améridiens, les Aymara, le considérèrent comme une intrusion sur leur territoire et organisèrent une ardente campagne de sabotage. On ne peut s’empêcher de penser aux images du far west américain…

Finalement le chemin de fer bolivien connut son coup de grâce dans les années 1940 lorsque l’industrie minière, alors son unique client, s’effondra en raison de l’épuisement des ressources. C’est ainsi que les locomotives et les wagons échouèrent dans le désert aux portes de la ville d’Uyuni, pour le plus grand plaisir des touristes.

Cimetière de train d'Uyuni

Cimetière de trains d'Uyuni

"Besoin d'un mécanicien"

Cimetière de trains d'Uyuni

"Ainsi va la vie"

Cimetière de trains d'Uyuni

Après une session photo des plus amusantes, nous voilà de nouveau sur la route pour les six dernières heures du périple, qui nous ramèneront à la ville de Tupiza. Il est temps de dire au revoir à nos compagnons de route et de se diriger vers Sucre et La Paz, que David vous a déjà décrites.

Talia, notre pétillante "mama de Bolivia"

Nous avons décidé dans nos prochains articles de vous ramener dans un environnement plus urbain, et c’est par les étonnantes maisons de Pablo Neruda à Santiago du Chili et Valparaiso que nous commencerons. Voilà, pour vous mettre l’eau à la bouche, un portrait de son étonnant propriétaire, croisé sur les murs de Valparaiso :

Pablo Neruda, graffito mural, Valparaiso

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Vie dans les hauteurs boliviennes et rencontre avec la petite Anna

Posted in Voyage - Bolivie with tags , , , , , , , , , , , , , on 25 janvier 2010 by Placet

Nous sommes à la fin de ce premier jour de voyage sur la route entre Tupiza et Uyuni. Nous nous apprêtons à passer la nuit chez l’habitant dans le minuscule village de San Antonio de Lipez. Une rare occasion de partager le quotidien de ces familles isolées dans l’altiplano bolivien en plein coeur de la Cordillères des Andes. 

Une autre jeep de touristes nous rejoint, nous serons donc huit au total partagés entre deux dortoirs. En à peine quelques minutes nous faisons la visite des chambres et des sanitaires, comprenant 2 WC et un évier d’eau froide, construits exclusivement pour les touristes, la famille n’en ayant pas à sa disposition. Le confort est précaire…  

Les sanitaires exclusivement pour les touristes

Les dortoirs pour les hôtes

La maison est construite en terre, recouverte d’un toit de tôle ondulée : l’isolation générale est bien maigre, puisque les rares fenêtres sont au mieux fêlées, voire franchement cassées et réparées avec des matériaux de fortune (carton, papier, etc.). L’aile réservée à la famille est composée de deux petites pièces et équipée d’un poêle. Fort utile dans un tel climat, puisque les nuits d’été affichent des températures proches de -10°C et le thermomètre passe largement sous les -20°C pendant les nuits d’hiver. Quand la nuit tombe, nous sommes bercés pour trois heures par le ronron mécanique du générateur d’électricité qui place cette famille au-dessus de bien d’autres de la région : 99% de la population de la province du Sur Lipez n’a pas l’électricité. 

Maison en pisé et au toit en tôle ondulée... Piètre isolation contre le grand froid

Ici encore, comme à beaucoup d’étapes de notre voyage, ce sont les enfants qui vont nous permettre d’aller un peu plus loin que les simples observations matérielles. En effet, David, sportif invétéré, se lance dans une partie de basket éprouvante à 4,200m d’altitude avec trois fillettes du village. Elles ne sont pas aussi curieuses des étrangers que d’autres enfants rencontrés en Asie par exemple. Seule la plus jeune est gaie et spontanée, les deux plus grandes, âgées d’une dizaine d’années, affichent une grande réserve mêlée de réprobation. Finalement elles se laisseront tenter par une partie sur ce terrain de sport au panorama exceptionnel. 

Terrain de basket à 4200m d'altitude. Imprenable vue sur les Andes !

 Lors du dîner, la plus enhardie viendra nous rendre visite sous le prétexte de nous vendre des bracelets artisanaux. Ses vêtements élimés et son petit visage espiègle teinté de poussière en disent long sur les conditions de vie. Grâce aux quelques mots d’espagnol appris ces dernières semaines, nous arrivons à communiquer. Vite, elle laisse les bracelets de côté et se lance dans une série de questions. Elle est curieuse de nos pays, de notre façon de vivre.

On apprend qu’elle s’appelle Anna, a neuf ans et huit frères et soeurs qui se partagent les deux petits pièces voisines. Elle nous demande s’il pleut beaucoup dans nos pays. Un couple d’Anglais, gêné, répond par l’affirmative. Puis veut savoir si on peut boire l’eau de pluie, car ici elle rend malade dit-elle en nous montrant son ventre, il faut la faire chauffer avant de s’en servir. Elle nous apprend que dans l’altiplano la pluie peut se faire rare. On éprouve un certain malaise à lui expliquer que nous avons l’eau potable à domicile…

Elle nous explique ensuite que les pompons colorés que l’on a vus aux oreilles des lamas signalent l’appartenance à un éleveur. Ceux de sa famille -100 lamas au total- ont les pompons vert et jaune. Est-ce un gros cheptel pour une famille de 11 ? Difficile à évaluer. Elle nous apprend que son oncle en possède 1 000 et ajoute « qu’en plus il n’a ni femme, ni enfant ». Nous rions tous de bon coeur. Puis elle veut savoir d’où nous venons, nos âges, nos métiers…

Lamas en troupeau

C’est la seule discussion animée que nous ayons réussi à avoir en Bolivie en près d’un mois de voyage. Les gens ici sont extrêmement distants, quand ils ne sont pas, en de rares occasions, franchement hostiles. Par conséquent, ils n’engagent pas la conversation avec des étrangers facilement. Ce ne fut pas le cas dans les autres pays d’Amérique du Sud où nous avons toujours réussi à lancer quelques joyeuses conversations avec les locaux. Le passé colonial aurait-il en Bolivie laissé davantage de séquelles qu’en Argentine, au Chili ou au Pérou ? Incontestablement : la Bolivie est hors norme dans son repli sur soi. Il nous a semblé que la curiosité et l’envie de s’ouvrir aux autres cultures n’étaient malheureusement que peu présentes au sein des populations amérindiennes, celles que nous rêvions tant de mieux connaître.

Quelles en sont les raisons ?

  • Faut-il l’imputer aux rapports sociaux qui apparemment font que les amitiés se nouent difficilement hors du contexte familial ?
  • Au ressentiment très présent d’avoir été exploités par les grands groupes occidentaux à qui l’Etat bolivien a vendu une partie des ressources naturelles (gaz, minerais…) ?
  • A un très long passé politique où des présidents « blancs », avocats ou militaires, se sont partagé le pouvoir et où les Amérindiens n’ont été finalement représentés qu’en décembre 2005 par un des leurs, Evo Moralés, cultivateur de coca ?
  • A un pays coupé en deux, où les riches de descendance occidentale vivent en bas et les pauvres d’origine amérindienne peuplent les hauteurs de la Cordillère des Andes ?

La liste de griefs est incontestablement assez longue. Mais elle n’est que la conséquence d’un mal qui a des origines bien plus lointaines : l’invasion et la colonisation espagnoles. 500 ans après l’arrivée des premiers Européens, les effets d’une politique coloniale aussi brutale qu’irrespectueuse des traditions et de la spiritualité locales se font toujours ressentir dans un pays où la majorité de la population demeure d’origine amérindienne, contrairement à certains pays voisins (où elle a malheureusement été décimée…). Les cyniques diront que les Français n’ont aucune leçon à donner, et je ne peux qu’acquiescer…

Alors, laissons là ces considérations et remontons sur nos hauteurs « altiplaniennes ». Demain nous partons à la découverte de lagunes d’une beauté rare. Elles resteront pour nous les paysages les plus grandioses croisés en un an.  

Laguna Colorada

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Palette d’ocres et de verts : l’ascension vers l’altiplano bolivien et la découverte du Sur Lipez

Posted in Voyage - Bolivie with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 22 janvier 2010 by Placet
Nous voilà au départ de ce périple de quatre jours à Tupiza, ville bolivienne à une soixantaine de kilomètres de la frontière argentine. A bord du 4×4, nous sommes six : deux locaux, notre chauffeur Wilmer et notre cuisinière Talia, petite femme pétillante d’une cinquantaine d’années qui s’est présentée comme notre « mama de Bolivia » pour la durée du voyage, et quatre touristes, dont un charmant couple franco-argentin avec qui nous avons déjà planifié des retrouvailles européennes.

Talia jouant avec une petite fille dans un village

Tout d’abord, il nous faut prendre de la hauteur et nous élever de 1,200 m aujourd’hui. La route tourne follement mais, au fur et à mesure de notre ascension, les canyons rouge et ocre s’offrent à la vue et les cactus deviennent de plus en plus nombreux. Si on regarde bien, on a parfois la chance de découvrir une fleur rouge ou jaune à leur sommet : plaisir rare, puisque celle-ci fanera dès le lendemain de sa floraison. Ces cactus géants, si souvent représentés dans les dessins animés, sont réellement impressionnants. Ils peuvent atteindre plus de 5 mètres de haut – après toutefois de longues années, puisqu’ils ne poussent que de un à deux centimètres par an… Je vous laisse faire le calcul.

Canyons et cactus

Fleur de cactus

Progressivement les canyons cèdent la place à de grandes étendues plates et poussiéreuses. Un ciel immense les surplombe, dans lequel les nuages semblent prendre vie. Puis viendra le tour de prairies peuplées de lamas en troupeaux. Nous roulerons douze heures au total ce premier jour et ne croiserons que deux hameaux. Inévitablement naît le sentiment troublant mais reposant d’être soi-même un grain de sable au milieu de cette infinitude… 

Altiplano

Prairies de l'altiplano

Vizcachas bondissant dans les pierres

Ciel immense et nuages prenant vie

Quelle est donc cette terre étrange et changeante, à peine l’ai-je mentalement qualifiée de désert qu’elle se change en pâturage, de plaine qu’elle offre des flancs de montagne à gravir ? Quelle est donc cette contrée qui nous gâte de tous ces contrastes ? Nous sommes dans le Sur Lipez, province située au sud-ouest de la Bolivie et où la densité de population n’est que de 0,3 habitant au km2, où 99% de la population n’a pas accès à l’électricité, 90% ne dispose pas de sanitaire et tous ne parlent pas l’espagnol. Ses habitants vivent exclusivement de l’agriculture et de l’élevage et les lamas forment une grande partie du cheptel.

Un des deux hameaux traversés est en fait la capitale de cette province. Il se nomme San Pablo de Lipez, et nous en visiterons malheureusement l’infirmerie car l’un d’entre nous souffre cruellement de l’altitude. Le lieu est intéressant, on y entre par la rue principale (l’unique rue pour être exact) et on aperçoit, avant même ses premières maisons, son terrain de foot sur lequel quelques joueurs s’entraînent à la course. Mais où trouvent-ils donc tant d’énergie ? A 4,200m d’altitude, pour nos organismes fatigués chaque effort est une bataille, et chaque bouffée d’air aspirée se fait prier à rentrer dans nos poumons. Leur tonus leur vient de la mastication des feuilles de coca qui dilatent les alvéoles pulmonaires et rendent (bien agréablement) euphorique.

San Pablo de Lipez - capitale de la province du Sur Lipez

L’infirmerie est, avec l’église, un des pôles centraux du village et le vieux bâtiment recèle d’affiches incitant à la prévention (planning familial, tuberculose, cancers féminins, etc.).

Les murs de l'infirmerie de San Pablo de Lipez et ses affichages sur la prévention en tout genre

Rappelons que l’espérance de vie moyenne en Bolivie est d’environ 66 ans, ce qui la place au 154ème rang mondial (sur 221 pays répertoriés). Comme nous sommes ici dans une des provinces les plus pauvres du pays, on imagine que les chiffres sont encore plus déplorables, vraisemblablement parmi les plus bas au monde.

Nous reprenons la route et parcourons de nouveaux espaces immenses avec en toile de fond d’impressionnants sommets enneigés se dressant au-dessus de l’altiplano. Notre premier jour est couronné par un soleil couchant aux teintes rougeoyantes.

Sommet andin enneigé

Coucher de soleil

Finalement nous arrivons fourbus par les secousses au deuxième hameau San Antonio de Lipez, où nous nous apprêtons à passer la nuit et faire la rencontre de la petite Anna.

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La Bolivie des hauteurs : une impressionnante palette de couleurs !

Posted in Voyage - Bolivie with tags , , , , , , , , , , , on 20 janvier 2010 by Placet

Eloignons-nous quelque temps de La Paz pour partir explorer les magnifiques paysages boliviens. La route qui relie Tupiza à Uyuni permet d’en saisir leur incroyable variété et offre à voir, à travers des écosystèmes bien différents, une gamme de couleurs fascinante.

Cette nouvelle chronique se veut une épopée colorée. Elle vous mènera dans les canyons et des prairies de l’altiplano bolivien où gambadent lamas et vicunas puis les lagunes multicolores peuplées de nombreuses espèces de flamants roses et enfin l’incroyable blancheur réfléchissante du Salar d’Uyuni, vide de toute espèce animale.

Le trajet en 4×4 jusqu’à Uyuni s’annonce lent et cahotique ! En effet, nous sommes en hauteur, très haut perchés d’ailleurs. Petit rappel géologico-géographique. Cette partie de la Bolivie que nous nous apprêtons à sillonner fait partie de l’altiplano (« hautes plaines » en espagnol) andin que vous connaissez déjà bien pour vous y être rendus en notre compagnie. En effet, il joint la Bolivie à quatre autres pays : le nord du Chili avec le désert de l’Atacama, l’Argentine et la région au nord de Salta (Cachi, etc.), le Pérou (promis, on vous y emmène bientôt), et enfin l’Equateur (désolés, ce sera pour une autre fois).

L’altiplano andin est la région de hauts plateaux la plus large et haute au monde après le Tibet, s’élevant à plus de 3,700m d’altitude. Vous ne pourrez pas dire que vous n’avez pas été prévenus : nous nous apprêtons à circuler entre 4,200 et 5,100m d’altitude. Par conséquent, les nuits seront très fraîches puisque en plein été le thermomètre chute à près de -5°C et les jours sont très lumineux, avec des radiations intenses. L’oxygène pourra se montrer rebelle et trouvera difficilement le chemin de vos poumons, la tête pourra vous tourner, sans parler de votre estomac… Mais ne vous inquiétez pas, certains ne sentiront que faiblement les effets de l’altitude, et puis si vous restez bien assis devant votre ordinateur tout devrait bien se passer :-)

Alors, en voiture !

Voilà un petit aperçu de ce qui vous attend, mais n’hésitez pas à revenir nous rendre visite dans les jours qui viennent pour découvrir en détail et en couleurs chaque étape de ce périple.

Fleur de cactus

Laguna Colorada

Lagune et flamants roses

Lever de soleil sur le Salar d'Uyuni

Sel et eau du salar - effet réfléchissant maximal

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(Not so) Easy Riders – à la découverte des « routes » boliviennes

Posted in Voyage - Bolivie with tags , , , , , on 1 janvier 2010 by Placet

Au premier mois de notre périple -il y a maintenant une éternité-, nous avions partagé avec vous une vidéo de ce qui reste notre plus beau voyage en bus, un périple en troisième classe au milieu de la Thaïlande (http://anneetdavid.wordpress.com/2009/04/01/easy-riders/). Bus brinquebalant, musique étonnante, décor sympa et trajet le nez au vent – tous les ingrédients étaient réunis pour un moment mémorable. Il le fut, tout en ayant l’avantage d’être relativement court et de ménager ainsi nos vertèbres tout de même soumises à rude épreuve.

Quelques milliers de kilomètres plus tard, c’est en Bolivie que nous avons retrouvé ce sentiment étonnant d’un trajet qui soit en lui-même une aventure. Pourquoi celui-ci, alors que d’autres ont eu chacun leurs mérites – confortable, terrifiant, traversant des décors superbes ou simplement mémorable à force d’être trop long ? La musique sans doute y contribue largement, avec un mélange étonnant de folclore local et de morceaux étonnamment mixés dans un mélange de rock, country et on ne sait trop quoi sur fond de flûte andine… Pour la première fois depuis bien longtemps, elle se substitue pour notre plus grand bonheur à une série de films débiles où de gentils et courageux héros américains tuent une invraisemblable colonie de méchants aussi moches que perfides :-) Le bus terriblement débraillé aussi – préhistorique, en retard, surpeuplé et franchement sale, mais avec un certain caractère. La route certainement, ou plutôt la piste boueuse et caillouteuse tristement défoncée et dont les amortisseurs périmés du bus nous restituent chaque ornière, nous donnant l’impression d’être assis sur une colonie de ressorts. Le paysage enfin, mélange de vastes étendues vertes peuplées seulement de quelques cactus, de routes de montagne étonnantes et de villages en adobe où les slogans politiques -vestiges des récentes élections présidentielles- recouvrent toutes les surfaces imaginables à l’exception des vaches et des ânes. Sans oublier les nombreux lits de rivière que le bus traverse avec plus ou moins d’aisance…

Les vidéos ci-dessous tentent de restituer la saveur -rarement douce, parfois amère mais très originale !- de ce long trajet (sept heures et demi pour un peu plus de 200km et un seul arrêt…) entre Tupiza et Potosi, dans l’ouest du pays. Plus tristement, elles évoquent aussi le manque d’infrastructures d’un pays « coupé en deux », les plaines de l’est concentrant les richesses du pays -en gaz notamment- alors que les terres hautes de l’ouest, essentiellement habitées par la population amérindienne, en restent le parent pauvre – mais nous y reviendrons…

Sur fond musical, le premier film évoque une traversée de village… :

… Et le second l’état de la route (n’hésitez pas à zapper les trente premières secondes) :

 

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