Archives de Maracana

Rio, stade de Maracanã – êtes-vous plutôt Vasco ou Botafogo ?

Posted in Voyage - Brésil with tags , , , , , , , , , , on 22 février 2010 by Placet

Stade de Maracana - finale de la coupe Guanabara

Stade de Maracana - fans de Botafogo

Après Buenos Aires, nouvelle étape dans un temple du ballon rond : le stade de Maracanã ! Et, un bonheur n’arrivant jamais seul, Anne a cette fois-ci accepté de m’accompagner… Nous avons à nouveau eu beaucoup de chance avec le calendrier puisque notre dernier jour à Rio coïncide avec la finale de la Taça Guanabara, qui réunit les meilleures équipes de Rio et des environs. Cette année, la finale voit s’affronter Botafogo et Vasco de Gama, qui ont éliminé en demi-finale les deux équipes cariocas les plus suivies, Flamengo et Fluminense.

Stade de Maracana - supporter perplexe

Stade de Maracana - supporter de Botafogo

Que dire de l’après-midi ? Un moment assez magique, avec à la fois un stade vraiment impressionnant, beaucoup d’enthousiasme et de folie dans le public (voir les vidéos ci-dessous) et un très bon état d’esprit. Le stade tout d’abord – enceinte mythique inaugurée pour la Coupe du Monde de 1950 durant laquelle le match Brésil-Uruguay accueillit 200 000 spectateurs (!), Maracanã a depuis vu sa capacité réduite à 90 000 places puisque tout le monde est désormais assis. Cela tombe bien – on y respire très bien, et la vue du terrain est remarquable pour un stade de cette taille. Superbe lumière en plus, le match débutant à 17 heures (mais par près de 40°C tout de même, on ne peut pas tout avoir !). Bref, un cadre idéal…

Stade de Maracana - fans de Botafogo

Stade de Maracana - exposition de chair

Le public ensuite – après avoir vu les Brésiliens en action pendant le Carnaval, nos attentes étaient élevées… Nous n’avons pas été déçus tant l’ambiance était chaude et les supporters déchaînés. Arrivée au stade tranquille, les gens se mettent très vite à chanter et crier mais l’ambiance est dans l’ensemble plus sereine qu’en Argentine. La chaleur peut-être ? Le stade est bientôt plein, les hommes se retrouvent vite torse nu, on agite les maillots noir et blanc et les vendeurs de boissons se frottent les mains…

Stade de Maracana - on s'échauffe doucement

Stade de Maracana - inquiétude ?

Après une première mi-temps pleine de rythme sur le terrain, c’est bizarrement lorsque les joueurs donnent des signes de fatigue que le public s’échauffe en début de deuxième mi-temps. La nuit est entre temps tombée et les fumigènes ont fait leur apparition. C’est alors que Botafogo ouvre le score, ce qui nous convient parfaitement puisque le hasard des billets nous a placés au milieu de ses fans ! Nous sommes donc au coeur de l’action, et voilà ce que ça donne :

Stade de Maracana - finale de la coupe Guanabara

Ce premier but va rapidement transformer un match jusqu’alors équilibré en démonstration, Vasco se retrouve à dix contre onze, les fans de Botafogo ne cessent désormais de chanter et danser sous les drapeaux à tête de mort et les fumigènes et le second but, marqué sur penalty, est accueilli avec une joie plus sereine, comme s’il tombait sous le sens :

Stade de Maracana - N&B sur fond rouge

C’est au coup de sifflet final que le public explose à nouveau, nous savourons tranquillement la liesse générale (et la chance de nous être trouvés involontairement du bon côté du stade !) avant de repartir tranquillement vers le métro. Un moment spectaculaire mais surtout très sympa, avec -cerise sur le gâteau- un match très animé, à la brésilienne (beaucoup d’attaque, peu de défense) et d’engagement de la part des deux équipes. Belle revanche aussi pour Botafogo, défait 6 à 0 par Vasco en match de poule… Au Brésil, il y a toujours des buts !

Stade de Maracana - fumigènes, finale de la coupe Guanabara

© Anne and David Placet and http://anneetdavid.wordpress.com, 2010. Unauthorized use and duplication of this material (texts, pictures and videos) without express and written permission from this blog’s authors is strictly prohibited.

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.