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Copacabana, Ipanema, Leblon : plages mythiques de Rio et histoires de… fesses !

Posted in Voyage - Brésil with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 10 janvier 2010 by Placet

Rio de Janeiro est un nom chargé d’évocations : le Carnaval et la samba, le football, le Christ Rédempteur du Corcovado, l’abondante végétation tropicale et enfin…. ses plages. C’est de ce dernier aspect dont je vais vous parler aujourd’hui.

Rio a été fondée au coeur d’un environnement unique au monde dans la gigantesque baie de Guanabara (d’où, pour les amateurs de football, la Coupe du même nom). Les très nombreuses collines de la ville offrent des panoramas sans pareil sur l’océan et les 36 kilomètres de plage que compte Rio. Vous connaissez tous les noms des plus mythiques : Copacabana, Ipanema (grâce à la chanson A Garota de IpanemaLa fille d’Ipanema - écrite par Vinicius de Moraes en 1962) ou peut-être Leblon. Ces plages donnent à la ville son côté touristique mais sont aussi le rendez-vous de tous les Cariocas notamment le week-end (reflet de la société brésilienne, tout le monde y va… mais pas sur les mêmes plages, les différents groupes sociaux ne se mélangeant pas forcément).

Nous nous sommes prêtés au jeu et avons pris le métro un dimanche après-midi à destination de la plage d’Ipanema. De la station, nous arrivons sur le front de mer en quelques minutes de marche. Une grande rue à quatre voies nous en sépare, mais déjà nous sommes dans l’ambiance : tout le monde est en maillot de bain, une étendue de parasols se dresse à l’horizon, le sable blanc se marie au bleu de l’eau.

Rio - Avenida de Ipanema séparant la ville de la plage

Une fois le boulevard traversé, nous passons à côté des nombreux stands de boissons où la Coco Gelado (noix de coco réfrigérée dont on déguste l’eau à la paille) tient une place de choix.

Rio - stand de boissons et coco gelado

Puis, les pieds dans le sable, nous nous perdons dans une foule de cariocas composée de familles et de groupes d’amis… Un Brésilien ne se déplaçant jamais seul.

Rio - plage d'Ipanema

Rio - plage d'Ipanema

Rio - plage d'Ipanema en fin d'après-midi

Avant de venir au Brésil, j’avais entendu tant de choses sur ses habitant(e)s et leur apparence physique. Je suis maintenant face à la réalité « nue et crue » (pas moyen de tricher dans ces tenues légères) et vais enfin avoir des réponses aux questions que je n’osais pas poser !!! Alors, mythe ou réalité ? (soyons clairs, pour que la suite ne prête pas à confusion : je suis l’entité féminine écrivant sur ce blog :-) ).

Question n°1 : Les Brésiliennes ont-elles le corps de rêve qu’on leur prête aux quatre coins de la planète ?

Mythe et réalité se mélangent ici. Au Brésil, il y a « de tout » : rondeur et minceur se mélangent vaillamment, la norme allant toutefois plutôt à la première.

Rio - Plage d'Ipanema et ses "histoires de fesses"

La chirurgie esthétique est une pratique tellement rentrée dans les moeurs (surtout dans les riches régions du sud et du sud-est), qu’on a souvent l’impression qu’elle se substitue au sport et à une alimentation équilibrée. Les rondeurs s’installent donc et le scalpel doit les réduire, même partiellement. Les actes les plus pratiqués sont les interventions sur les seins et les fesses qu’on veut hautes et bombées, ce qui donne des profils parfois surprenants. Apparemment cette partie du corps est l’objet de beaucoup d’attention et l’idéal à atteindre (à tout prix) est le postérieur voluptueux des femmes d’origine africaine, qui représentent une partie importante de la population brésilienne. La chirurgie esthétique a été mise à la mode par Ivo Pitanguy dans les années 80 grâce à de nombreuses apparitions télévisées. Depuis cette époque, la profession s’est largement développée, grâce entre autre à la clientèle des « rich and famous » qui en a fait une vaste publicité. Même la femme du président Lula est passée sur le billard et parle publiquement de ses transformations physiques. Le Brésil est le troisième pays au monde par le nombre d’opérations de chirurgie esthétique et de nombreux étrangers viennent y passer des vacances juste le temps de se faire opérer et repartir… Elle touche tous les âges et plus de 15% des opérations concernent des mineures !

Rio - Plage d'Ipanema et ses "histoires de fesses"

Question n°2 : Et les hommes brésiliens ? (après tout, ne soyons pas sexistes)

Réalité !!! Dans la catégorie moins de 30 ans, le mâle brésilien est beaucoup plus agréablement surprenant que la femme. Les carrures d’athlète sont très fréquentes et la bedaine ne fait son apparition que la trentaine révolue. Je devrais même plutôt parler de physique d’haltérophile tant le ratio taille/largeur d’épaules est déconcertant. Certains diront qu’il s’agit de « gonflette » et on peut lire sur le net des articles sur la mode de la musculation accélérée aux amphétamines, qui se répand comme une traînée de poudre. Objectivement, même si cela ne gâche en rien le paysage, j’ai moi-même quelques doutes sur l’authenticité de ces pectoraux sur-développés. Je me suis même demandée si les hommes ne se faisaient pas également poser des prothèses de silicone pour améliorer l’aspect de leur torse. J’ai (discrètement) cherché des cicatrices potentielles au niveau des aisselles, mais mon enquête ne m’a amené aucune certitude sur la question. Votre avis m’intéresse !

Brésil - véritables biscotos ou "gonflette" ?

Brésil - véritables biscotos ou "gonflette" ?

Question n°3 : Les maillots de bain sont-ils aussi petits qu’on le dit ?

Déjà, tuons un mythe : la femme européenne est bien plus à l’aise avec son corps que la Brésilienne qui jamais, au grand jamais, ne ferait du seins nus sur la plage ! Ceci étant dit, il faut quand même bien avouer que les maillots de bain brésiliens sont beaucoup plus petits que leurs homologues européens. Fait marquant, pour reprendre le titre de cet article : il s’agit avant tout d’une histoire de fesses ! Car si les hauts en triangle peuvent s’avérer un peu petits proportionnellement à la surface à couvrir (il faut renoncer à vouloir les faire descendre trop bas (démonstration dans la photo ci-jointe)), les bas sont eux franchement « aérés ».

Brésil - le triangle se porte petit et haut !

Le string (appelé en argot brésilien « fil dentaire » !) est en recul, mais les tangas font rage. Et pour être honnête, cela est beaucoup plus esthétique que certaines culottes de grand-mère qu’on peut nous vendre en Europe sous prétexte que, de toute façon, chez nous c’est le haut qui prime.

Les hommes, question mode, ne sont pas en reste. Ils peuvent choisir entre deux modèles bien différents : le boxer ou le sunga. Il s’agit d’une version large sur les hanches de notre traditionnel slip de bain moulant (connu dans les milieux scolaires sous un nom plus descriptif, que la décence m’interdit de citer ici).

Rio - mode masculine : êtes-vous plutôt sunga ou boxer ?

Si par hasard vous avez prévu de passer des vacances sur les plages brésiliennes, vous êtes prévenus des us et coutumes. Et si le coeur vous en dit, n’hésitez pas à aller faire un peu de shopping, car il n’y a quand même rien de tel qu’un maillot de bain brésilien. Pour vous aider dans votre quête voici quelques chaînes mythiques :

Et pour finir sur une toute autre note : la plage est absolument sublime au coucher du soleil. Voilà un film réalisé alors qu’une magnifique lumière rouge se répandait dans la baie. Vous noterez que j’ai choisi comme héros le seul personnage de la plage vraiment "à poils", et vous verrez qu’il attire l’attention des foules… Un indice : c’est celui qui se trouve sur la poubelle.

© Anne and David Placet and http://anneetdavid.wordpress.com, 2010. Unauthorized use and duplication of this material (texts, pictures and videos) without express and written permission from this blog’s authors is strictly prohibited.

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