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Breakfast at Tiffany’s

Posted in Cuisine, Voyage - Vietnam with tags , , , , , , , , , , on 29 mai 2009 by Placet

Depuis notre arrivée au Vietnam, le petit déjeuner est traditionnellement un des temps forts (ou tout au moins un moment haut en couleurs) de notre journée. Qu’on le prenne à l’hôtel ou en dehors, on ne s’ennuie jamais !

  • Moment gastronomique tout d’abord (évoqué par Anne dans un précédent article), puisqu’il est régulièrement l’occasion de goûter une nouvelle version du pho ou du bun bo. Il en existe d’ailleurs autant que de provinces, chacune la « meilleure » et la « version originale » (après étude approfondie, il semble que Hanoi soit le berceau du pho et Hué celui du bun bo). Avec un thé vert ou un café noir (toujours extraordinaire, onctueux et au goût d’amande prononcé, les gourmands peuvent rajouter une rasade de lait concentré sucré…), on est plein d’énergie pour la journée !

  • Moment d’émerveillement sans cesse renouvelé pour la créativité des Vietnamiens : dans les hôtels notamment, qui servent typiquement aux touristes étrangers oeufs, pain, beurre et confiture, quiconque s’aventure à quémander un plat local est souvent récompensé d’un bref regard de panique de la part du serveur, vite résolu par un passage express de ce dernier en cuisine ou un ordre donné en Vietnamien. Cinq minutes plus tard, on voit un type casqué venir à nous avec deux bols de soupe fumants manifestement en provenance d’une échoppe du quartier ; service étonnant, mais efficace !

  • Et surtout, chaque petit déjeuner permet de partager la fascination hallucinante des Vietnamiens pour le petit écran. Si cette passion est parfois réfrénée ou mise en sourdine dans les hôtels, prendre son petit déjeuner dans un restaurant familial implique de rejoindre les propriétaires dans la contemplation béate du feuilleton quotidien. Leur concentration est d’ailleurs telle qu’on se sent coupable d’interrompre ces instants de recueillement, plus encore lorsque la famille se concerte brièvement avant de désigner une victime (toujours la même, généralement jeune et de sexe féminin) qui viendra prendre notre commande et superviser la préparation. Pas grave, les autres lui raconteront, et de toute façon on a chaque matin l’impression de quitter le feuilleton au même endroit que la veille… Il ne reste plus qu’à avaler notre soupe en silence (dérogeant ainsi à la coutume du « slurping » ou aspiration bruyante !), histoire de ne pas déranger, et le tour est joué !

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