Archive for the Voyage – Thaïlande Category

Les Thaïlandais et les pieds

Posted in Voyage - Thaïlande with tags , , , , on 2 avril 2009 by Placet
Selon eux, le pied étant la partie la plus basse du corps, c’est également la moins digne et la plus sale. La pire insulte est de pointer son pied en direction de quelqu’un. Maîtriser ses pieds oblige à faire de grandes contorsions lorsque vous vous asseyez face a une statue de Bouddha dans un temple, sous peine de commettre le crime suprême. Il vous faut privilégier la position en tailleur ou l’agenouillement. Ne baissez pas la garde , car si des signes d’inconfort se manifestent et que vous devez rapidement changer de position, la règle s’applique toujours… On nous a recommandé de toujours passer de la position assise en tailleur à l’agenouillement sans décroisser les jambes et en faisant glisser les pieds sous les fesses (ce qui demande une certaine souplesse!). Je sens que cela vous laisse un peu perplexe…
Bien évidemment, plus sale encore que les pieds : les chaussures! Dans de très nombreux endroits publics, et systématiquement chez les gens ou dans les lieux religieux, il faut laisser ses chaussures à l’entrée, où la pancarte “attention au vol” est toujours extrêmement rassurante… 

Easy riders

Posted in Voyage - Thaïlande with tags , , , , , on 1 avril 2009 by Placet

On dit souvent que le trajet importe plus que la destination. Notre périple thaïlandais nous a rapidement donné l’occasion de le vérifier lorsque, suite à quelques trajets en bus de nuit de première classe confortables mais sans saveur, nous avons décidé, profitant d’un trajet un peu plus court, de tester les bus de troisième classe.

Fantastique expérience ; pas de réservations, un mélange de moines, de militaires, de femmes se rendant au marché le plus proche, d’écoliers…. Et nous – pour une fois, on se serait presque pris pour des aventuriers. Plancher en bois, vieux ventilateur au plafond, portes latérales ouvertes en permanence et déferlante à chaque arrêt de marchands de plats chauds et friandises… Le bonheur, surtout lorsqu’au trois quarts du parcours, le chauffeur s’est décidé à passer en boucle des tubes de rock thaï… Avec la musique, la poussière et les longues lignes droites entre champs et rizières, on  se serait cru dans un vieux road movie… A partager sur les photos (http://www.flickr.com/photos/36264623@N08/sets/72157615875139983/) et le petit film ci-joints.

 

Seul inconvénient majeur : l’absence d’amortisseurs. Tout d’abord pittoresque et franchement hilarante (assis au fond du bus, nous voyions les têtes des autres passagers monter et descendre au rythme des nombreux nids de poules sur la route), elle est devenue franchement douloureuse après quatre heures de trajet. On est arrivés heureux mais épuisés, et notre dos a bien mis vingt-quatre heures à s’en remettre… En fait, l’alternance première/troisième classe, c’est pas mal !

Les îles thaïlandaises : femmes voilées et monokini…

Posted in Voyage - Thaïlande with tags , , , , on 31 mars 2009 by Placet

Il y a quelques semaines, nous avions publié un article sur Koh Lanta, île du sud de la Thaïlande, où nous avons séjourné quatre jours. Nous avions malheureusement trouvé l’empreinte touristique omniprésente et nous aimerions vous faire partager une autre face plus authentique : la vie locale.

La population du Sud de la Thaïlande est assez largement musulmane, ce qui s’oppose au reste du pays majoritairement bouddhiste (environ 95% des Thaïlandais). Les clichés des cartes postales sont donc bien loin de la réalité, car ici pas de sirènes vêtues de légers bikinis, mais des femmes voilées. Quel contraste entre les touristes qui bronzent seins nus et les locales qui attendent le coucher du soleil pour se baigner tout habillées ! Imaginez le malaise ressenti par les familles face à ce choc culturel. Comment s’en protègent-elles, sachant que cette source de revenus est essentielle à leur subsistance ? Quel est l’impact sur leur propre culture : se réfugient-ils dans une attitude extrêmement opposée ou font-ils preuve d’adaptation ?

Difficile d’avoir des réponses en si peu de temps, mais il nous a semblé que les communautés locales vivent de manière très conservatrice. Ils protègent leurs familles en vivant bien séparément des touristes, sauf pour l’activité commerciale, gérée par les hommes. Lors de notre retour à la terre ferme, nous avons eu la chance d’emprunter les barges qui permettent aux véhicules à quatre roues de passer d’une île a l’autre. Contrairement aux bateaux navette pour touristes, les barges sont le moyen de transport privilégié par les autochtones. A cette occasion, nous avons donc pénétré en territoire "interdit". Voilà un film et quelques photos qui montrent le contraste entre les locaux et les touristes. Saurez-vous faire la différence?

Lien vers les photos : 

 http://www.flickr.com/photos/10301605@N04/sets/72157616056561920/

Les délices des marchés thaïlandais

Posted in Cuisine, Voyage - Thaïlande with tags , on 30 mars 2009 by Placet

Comme nous l’avons déjà noté, nos échanges avec les Thaïlandais auront été plus limités que nous le souhaitions, en particulier en raison de la barrière de la langue. Nous avons donc cherché des moyens “transversaux” de comprendre et pénétrer la vie locale. Les transports en sont un -fascinant mais parfois douloureux, nous y reviendrons !

Nous nous sommes vite rendu compte que les marchés de toute sortes, tout aussi vivants, offrent également une vraie fête des sens et de nombreuses surprises gustatives. Nous y avons passé des heures entières depuis notre arrivée !

PHOTOS : http://www.flickr.com/photos/36264623@N08/sets/72157615874197935/

-         Tous les sens sont sollicités, mais de façon nouvelle et plus intense ; les couleurs sont plus vives, les odeurs plus marquées -souvent pour le meilleur !-, les bruits différents et, chaque fois que nous avons goûté de nouveaux plats et aliments, nous avons été récompensés ! Mangues extraordinairement fraîches, glace a la noix de coco succulente, crêpes et pancakes au pandan à la couleur d’une pelouse de football – un peu sucré mais très réconfortant…

-         L’ambiance est souvent très familiale, à la fois chez les visiteurs -Chatuchak à Bangkok est par exemple une visite dominicale pour de nombreux citadins- et les marchands, où mères de famille et grands-mères s’affairent, négocient les prix avec les clients, tiennent le stand et la trésorerie, pendant que les hommes… Se reposent ou se protègent de la chaleur, sans doute !

-          Les enfants qui jouent et se promènent d’un stand à l’autre sont un bonus énorme. Très gais et toujours souriants, ils adorent prononcer quelques mots d’anglais avec les « farang » (étrangers) de passage et se faire prendre en photo (ou tester notre appareil !)

Bref, pas facile à faire vivre / partager, peut-être les photos aideront-elles ? Un excellent moyen en tout cas d’observer et se fondre dans la vie des locaux, tout en goûtant sans cesse de nouvelles choses ! Prochaine destination : le marché aux fleurs de Bangkok, en session de nuit.

Un, deux, trois, tous en choeur!

Posted in Voyage - Thaïlande with tags , on 29 mars 2009 by Placet

Au détour d’une place à Bangkok, voilà un spectacle bien étonnant: un cours d’aérobic en plein air.  Depuis, nous nous sommes rendu compte que ceux-ci sont très populaires en Thaïlande… mais toujours aussi surprenants! Appréciez par vous-mêmes:

"Hello, le soleil brille, brille, brille" sur la rivière Kwai…

Posted in Voyage - Thaïlande with tags , , , on 27 mars 2009 by Placet

De retour des plages du Sud, nous étions en début de semaine dernière à Kanchanaburi, petite ville au nord ouest de Bangkok en direction de la frontière birmane. Ville manifestement prospère, grâce notamment aux forêts environnantes qui alimentent l’industrie papetière, ainsi qu’au tourisme, puisqu’elle est traversée par le  tristement célèbre pont sur la rivière Kwai. Quelques photos :  http://www.flickr.com/photos/36264623@N08/sets/72157615959371598/

N’ayant jamais vu le film, nous ne connaissions que très peu le contexte historique et avons donc commencé notre visite par le principal musée local, qui met en perspective le contexte de la construction du pont et plus généralement l’occupation de la Thaïlande par le Japon en 1942-44. Grosso modo, le pont sur la rivière Kwai faisait partie de la ligne de chemin de fer que l’administration japonaise avait décidé de construire pour acheminer biens et équipements vers la Birmanie également envahie. Ce chantier a mobilisé plus de 50,000 prisonniers de guerre et près de 250,000 travailleurs forcés asiatiques, notamment birmans et javanais. Complexe techniquement, il a surtout été complété en 16 mois dans des conditions de travail et d’hygiène épouvantables. Un tiers des travailleurs y ont laissé leur vie. Musée très intéressant et bien organisé, sinon gai ! Deux surprises cependant :

- en observant la géopolitique de l’Asie du sud-est et du nord Pacifique entre 1942-45, nous nous sommes apreçus – ignorants que nous sommes- que le Japon a controlé la quasi totalité de la région pendant environ deux ans, de la côte est de la Chine à la Papouasie en passant par le Vietnam, l’Indonésie, etc.  Nous n’étions sans doute pas très attentifs, mais il nous semble que nos cours d’histoire n’ont que très brièvement mentionné cet aspect de la 2e guerre mondiale, pas si différent pourtant de ce qui se passait en Europe à la même période. Aurions-nous développé une vision de l’histoire un peu trop nombriliste en Occident ?!!!  

- A Kanchanaburi même, les différents endroits qui commémorent la construction du chemin de fer se concentrent très largement sur le sort des prisonniers de guerre  (appelés ici PoW) – notamment australiens, britanniques, hollandais et américains. S’ils ont vécu une épreuve horrible, les pires tâches étaient apparemment dévolues aux travailleurs asiatiques recrutés de force dans les régions environnantes.   Ceux-ci ont représentent près de 90% des victimes (près de 90,000 pour 16,000 PoW) et pourtant dans les musées  seulement 10% de l’attention leur est consacrée. Bizarre  ou encore une fois nombriliste de la part des occidentaux qui ont financé en partie ces mémoriaux ? Ou alors est-ce pour plaire aux nombreux touristes ?

Sur une note plus positive, nous avons profité de l’ambiance tranquille de Kanchanaburi pour transformer notre visite en séjour gastronomique. Ayant identifé un restaurant-école de cuisine alléchant, nous y sommes retournés 4 ou 5 fois en l’espace de deux jours pour goûter une multitude de plats, tous extraordinaires. Souvenirs mémorables de mangue fraîche accompagnée de riz gluant et sésame, basilic intensément parfumé (avec riz et boeuf ou poulet), soupes de nouilles fondantes, et une "gravy" (sauce brune) si légère pour qui est habitué(e) à la gravy anglaise (avis aux londoniens…). Longue visite également du marché local, ambiance très familiale, et apprentissage -lent- de la prononciation des noms de principaux plats. Laborieux mais très amusant…

Un pincée de culture, une grosse dose d’hédonisme… le bonheur !

Attention : il est 18h00, plus personne ne bouge !

Posted in Voyage - Thaïlande with tags , , , , on 26 mars 2009 by Placet

Imaginez la foule et le bruit d’une des plus grandes gares de bus de Bangkok. Je m’y trouve perdue, essayant de demander des informations à un des nombreux guichets, pour savoir à quel quai nous devons embarquer. Toujours les mêmes frustrations devant les barrières de la langue, quand enfin il me semble que j’ai compris. Quai numéro 13 ! Alors, heureuse, je gesticule pour demander une dernière confirmation sur le chemin à prendre pour m’y rendre, quand je vois, subitement, la guichetière se lever, et faire des signes désapprobateurs pour me signaler que je ne dois plus bouger. Qu’est-ce qu’il lui prend, le bus ne va pas nous attendre… Je me tourne et stupeur! Je vois la foule derrière moi absolument immobile et silencieuse. Tout s’est arrêté subitement, les gens sont tous debout, bras le long du corps, tête bien droite. Mais que se passe-t-il? Tout d’un coup retentit une musique très solennelle… L’hymne national !!! Je comprends alors que je dois m’arrêter et me figer également.

 Expérience étonnante, que vous pouvez découvrir à l’aide de cette vidéo tournée sur un marché. C’est le même protocole deux fois par jour, à 8h00 et 18h00, dans tous les lieux publics. Vous ne pourrez-plus dire que vous n’étiez pas prévenus !

Erawan Shrine: une expérience mystique

Posted in Voyage - Thaïlande with tags , , , , , on 24 mars 2009 by Placet

Tout d’abord, vous devez-vous demander : qu’est-ce qu’un shrine ? Bonne question, à laquelle il m’est difficile d’apporter une réponse exacte, car il n’y a pas d’équivalent immédiat dans la langue française. Le terme qui s’en rapprocherait le plus serait un lieu de recueillement spirituel, ou alors un autel d’offrande. La vidéo ci-jointe vous permettra de mieux saisir le concept par vous-mêmes.

Cette visite a été notre introduction au culte bouddhique. Il s’agit d’un des plus grands shrines de Bangkok, et le fait divers suivant pourra pour vous donner une idée de l’importance du lieu et de la ferveur des Thaïlandais. Lorsqu’il y a quelques années un homme un peu dérangé s’est attaqué au shrine, la foule présente l’a battu à mort pour l’en empêcher. Quand on connaît le pacifisme des Thailandais, cela en dit long…

Le shrine est intégré à l’environnement urbain, il se trouve sous les lignes de train, à l’intersection de deux rues très passantes, près d’un grand centre commercial. Aucune barrière ne le protège de la vue ni du bruit, ce qui donne au terme de « recueillement » une définition bien différente de celle dont nous avons l’habitude : ici, pas de place pour le silence!

Une fois entré, tous vos sens sont en éveil. L’autel est surmonté d’un grand Bouddha en or, dont la tête est composée de quatre visages, pour qu’il vous regarde où que vous soyez. Les bâtons d’encens dégagent une odeur plaisante et une fumée épaisse, qui contribue à créer une atmosphère mystique. Des danseuses chantent au son de clochettes et d’un xylophone. Vous êtes plongé dans un état second, submergé.

Le rituel est le suivant : les fidèles commencent par aller acheter trois bâtons d’encens et des couronnes de fleurs jaunes. Puis, ils allument l’encens à l’une des quatre grosses bougies placées autour de l’autel. Il s’approchent de la statue de Bouddha, enlèvent leurs chaussures, s’agenouillent, joignent les mains à hauteur de leur front, en tenant l’encens pointé vers la statue. Ils s’inclinent à plusieurs reprises, puis se lèvent et placent l’encens autour de l’autel ainsi que les fleurs. Et les voilà qui se rechaussent et repartent dans le flot de la jungle urbaine aussi vite qu’ils étaient arrivés.

La vie spirituelle fait totalement partie du quotidien et les fidèles, de tous âges et de toutes classes sociales, semblent extrêmement pratiquants.

Pour vous messieurs (non, ce n’est pas ce que vous croyez)

Posted in Voyage - Thaïlande with tags , , , , on 22 mars 2009 by Placet

Quelques nouvelles fraîches après une semaine passée loin d’internet (quel calme !)… et retour en force pour partager nos impressions sur notre expérience du jour : le thaï massage. Nous sommes depuis hier à Chiang Mai, ville la plus importante du nord de la Thaïlande, qui héberge à ce titre la prison régionale pour femmes. Rapport avec le massage ? Pour prévenir les difficultés de réinsertion, le directeur de la prison a mis en place un programme qui permet aux détenues de se former pendant leur incarcération à un certain nombre de métiers manuels – dont le massage. Les masseuses du centre auquel nous nous sommes rendus sont donc d’anciennes détenues qui se réintègrent à la vie active (on a vérifié, les cas dangereux sont affectés à l’atelier boulangerie/pâtisserie). Partis pour un massage des pieds, nous nous sommes laissés convaincre pour un "full body massage" d’une heure.

D’un point de vue technique, le style est plus tonique et énergisant que doux. Massage avec les mains, les coudes, les genoux, beaucoup de gymnastique, de bras tordus et de vertèbres  replacées. Moment très intense lorsque les masseuses ont grimpé sur notre dos pour lui infliger une torsion ultime… Mais c’était vraiment une expérience unique. Les deux masseuses étaient très sympas et se sont passionnées pour mon bras droit, ce qui a donné lieu à de complexes explications techniques et un échange très amusant. On en ressort plutôt fatigués mais extraordinairement détendus, comme si la détente absolue de notre corps martyrisé favorisait celle de notre esprit !

PS : avis aux amateurs masculins de sensations plus fortes (et non accompagnés par madame) : si vous souhaitez une expérience plus sensuelle, demandez bien un "oil massage" (facile à identifier, c’est beaucoup plus cher !) :-)

Thaïlande, 40°C, fin de la saison froide

Posted in Voyage - Thaïlande with tags , , , , , , on 19 mars 2009 by Placet

 Il n’y a que 3 saisons en Thaïlande: froide, chaude et humide (saison des pluies).

A chaque nouvelle saison, le roi se rend au temple du Paradis sur terre (dans l’enceinte du Palais royal à Bangkok) pour changer en grande pompe les vêtements d’une petite statue de Bouddha très célèbre. Nous sommes encore bien incertains sur les tendances de la mode pour la prochaine saison, mais nous vous tiendrons bien informés après la cérémonie officielle.

Nous sommes à présent à la fin de la saison froide, leur hiver, et étonnamment le thermomètre affiche tous les jours des températures supérieures à 35°C… Hier, d’ailleurs, il a frôlé les 40°C. Dans deux semaines, début avril, nous entrerons dans la saison chaude… Nous nous préparons pour le pire: tous les jours au-dessus de 40°C, avec cette année apparemment des températures record attendues. On vise 45°C… et nous l’insolation ! Puis de septembre à décembre, ce sera la mousson.

De quoi encore une fois balayer toute idée préconçue !

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.