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Une brique de thé à 15 000 euros : la spéculation autour du vieux Pu’er

Posted in Cuisine, Voyage - Chine with tags , , , , , , on 1 septembre 2009 by Placet

Si vous flânez dans les grands magasins européens, peut-être verrez vous en rayon une brique de thé coûtant la « modique » somme de 15,000 euros. Pincez-vous… Non, vous ne rêvez pas !

Il s’agit du vieux Pu’er, produit dans le Yunnan depuis le 1er siècle après JC. Sa présentation est très versatile, puisqu’il revêt la forme d’une brique, ou devrais-je dire « meule » (il est en effet bien souvent rond). Cette caractéristique lui permit d’être facilement exportable notamment vers des provinces plus lointaines (comme le Tibet) et de pouvoir être stocké pour être vieilli plusieurs décennies (50 ans maximum).

brique de thé Pu'er

Une fois infusé, il a une belle couleur noir café et un goût très équilibré sans amertume (paraît-il, nous n’avons goûté que le jeune Pu’er sa version commune et bon marché – l’équivalent de ce qu’est un Beaujolais Nouveau pour le vin, si cela vous parle plus). Pour ne rien gâcher, il serait très bénéfique à la santé et pourrait aider à perdre du poids ou réduire le taux de cholestérol et de sucre dans le sang. En bref, une petite merveille de la nature !

 Mais, cela est-il suffisant à expliquer ce prix indécent ? Pour mieux comprendre cette flambée des prix, il faut regarder du côté de la spéculation, notamment sur les marchés de Hong-Kong et de Taïwan (peuplées majoritairement par des Chinois qui ont fui la Révolution Culturelle). La demande est devenue si forte, que les prix sont montés en flèche, entraînant une prolifération des faux, puis un retour à des niveaux de prix plus « raisonnables » ces derniers mois (à 10 000 euros, on se sent mieux, n’est-ce pas ?).

 Qu’en est-il du thé au quotidien en Chine ? Entre le Pu’er à 15 000 des riches et la déception du thé lipton en sachet tous les matins sur les buffets de petit-déjeuner, il semble qu’il n’y ait pas forcément de synthèse évidente, au moins dans les milieux urbains. Dans les plus petites villes, nous avons pu observer les locaux, souvent les personnes plus âgées, déguster le thé à la chinoise, c’est-à-dire en feuilles, dans des bocaux détournés de leur usage premier et débarrassés de leurs couvercles. Le même thé est infusé encore et encore tout au long de la journée et accompagne les déplacements. On sent dans ce cas que le thé fait partie de la culture quotidienne.

 Mais où sont donc passées les traditions chinoises dans la Chine moderne ? Comme d’habitude, la Chine a bien du mal à réconcilier son héritage millénaire avec d’une part la Révolution Culturelle qui a laissé le pays bien exsangue et d’autre part la réalité actuelle d’un quotidien devenu subitement trop moderne…

Pour en savoir plus sur le thé chinois :

  1. Quelques photos et des infos sur le Pu’er : http://fr.wikipedia.org/wiki/Pu-erh

  2. Sur le thé chinois en général : http://www.chine-informations.com/guide/categorie-the-chinois-119.html

  3. Le musée du thé à Hangzhou (une petite merveille à ne pas manquer si vous êtes à Hangzhou) : http://www.hangzhou.com.cn/20030101/ca246452.htm et des informations sur comment s’y rendre de Hangzhou : http://www.travelchinaguide.com/attraction/zhejiang/hangzhou/tea_museum.htm

     

Prochain article à paraître : carnets photos de Beijing et ses environs (place Tianannmen, Cité Interdite et promenade sur la Grande Muraille entre Jinshanling et Mutianyu)

Quelques grammes de finesse culinaire…

Posted in Cuisine, Voyage - Chine with tags , , , , , , , on 14 août 2009 by Placet

Voilà bientôt 2 mois que nous sillonnons la Chine du sud vers le nord et c’est le moment de dresser un petit panorama des découvertes culinaires chinoises.

Avant tout, il convient de casser un mythe : non, la cuisine en Chine n’a rien à voir, mais alors rien du tout, avec les plats proposés dans les restaurants chinois présents dans toute l’Europe. Et même si parfois on peut retrouver quelques lointaines ressemblances, il faut faire la chasse aux idées reçues : en Chine on ne mange pas (ou rarement) de rouleaux de printemps, le riz cantonais n’existe pas en tant que tel (mais plutôt sous la dénomination de riz frit ou sauté décliné en une grande variété de recettes) et n’est pas une spécificité chinoise puisqu’il est présent dans toute l ‘Asie du sud-est, et le canard laqué, qui est en réalité du canard rôti, est plus un repas raffiné qu’une sorte de viande bon marché, grasse et bourrée de petits morceaux d’os. La conception de la cuisine chinoise vendue aux occidentaux n’est pas du tout représentative de « la mosaïque des cuisines chinoises », mais plutôt de celle du nord du Vietnam.

Ceci étant clarifié, avouons maintenant que notre expérience a été très contrastée et s’est largement dégradée au fur à mesure de notre remontée vers le nord-est.

Le sud et la région de Canton nous ont séduits par les soupes de wontons (sortes de gros raviolis à la crevette ou à la viande) et aussi les succulents dim sum (l’équivalent de notre brunch du dimanche, qui mélange une quantité de plats souvent cuits vapeur, des raviolis à la crevette aux pieds de poule et tripes).

Quelques centaines de kilomètres plus au nord dans la région de Hangzhou, de la montagne jaune et de Tunxi, ce fut le tour des dumplings à tomber par terre. Ce sont de gros raviolis fourrés à toutes sortes de recettes, et cuits soit à la vapeur, soit dans un bouillon.

Mais subitement, Shanghai a marqué une limite franche et nette aux plaisirs gustatifs. Océan de chaînes de fast-food asiatiques dans lequel il est très difficile de repérer « la petite adresse »… la ville subissant une mutation si rapide qu’aucun guide n’arrive à rester à la page, si tôt le restaurant répertorié, que le bâtiment est détruit pour laisser la place à un complexe flambant neuf… une mort culinaire à petit feu.

Nos papilles, après avoir traversé 4 semaines d’encéphalogramme absolument plat, ont finalement connu une fête sans nom, alors que tout espoir était perdu et que nous ne rêvions plus qu’aux prometteurs sushis que le Japon n’allait tarder à nous offrir. Le graal est venu sous la forme inattendue du canard rôti (version authentique du canard laqué). Nous avons commandé notre canard et avons eu la joie de voir apparaître un chef cuisinier armé d’un couteau aussi tranchant qu’une lame de rasoir, qui a sous nos yeux découpé méticuleusement l’animal à la peau délicatement grillée, afin de le réduire en fines lamelles, qu’il a déposées soigneusement sur un lit de feuilles de salade. L’animal ayant revêtu ainsi une forme nouvelle, nous avons imité l’assemblée pour comprendre le processus de dégustation. Il faut d’abord se saisir d’une fine crêpe et étaler une couche de confiture à la prune, puis disposer de l’ail frais en purée, des bâtonnets de crudité, quelques grains de sucre et finalement, pièce de résistance, se saisir de quelques lamelles de canard et de sa peau grillée. Plier le tout pour former un petit burrito et savourer.

Une pure merveille ce canard ! Une harmonie parfaite de goûts : le plaisir de l’équilibre à l’orientale !

PHOTOS : http://www.flickr.com/photos/36264623@N08/sets/72157621766331975/detail/

 

NOS RECOMMENDATIONS POUR LES FUTURS VOYAGEURS :

Pour les fans de dim sum, voilà deux adresses à Hong Kong et Guangzhou (Canton) qui ne devraient pas vous laisser de marbre :

  • Tao Tao Ju Restaurant, 20 Dishipu Lu, Guangdong

  • Maxim’s Palace, City Hall, 3ème étage, Lower Block, Hong Kong City Hall, 1 Edinburgh Place, Hong Kong Island

Pour les fans de canard rôti (ou canard laqué), une adresse succulente à Pékin / Beijing:

  • Datong, n°3 Tuanjiehu Beikou, Chaoyang District

Et pour les dumplings, à compter parmi les meilleurs restaurants que nous ayons pu trouver dans toute notre vie (et ce qui ne gâche rien à prix absolument dérisoire – compter 6 euros pour un repas pour deux absolument gargantuesque constitué de 8 à 10 plats !!!) :

  • Meishi Renjia, 1 Lao Jie, Tunxi, Anhui Province

     

Breakfast at Tiffany’s

Posted in Cuisine, Voyage - Vietnam with tags , , , , , , , , , , on 29 mai 2009 by Placet

Depuis notre arrivée au Vietnam, le petit déjeuner est traditionnellement un des temps forts (ou tout au moins un moment haut en couleurs) de notre journée. Qu’on le prenne à l’hôtel ou en dehors, on ne s’ennuie jamais !

  • Moment gastronomique tout d’abord (évoqué par Anne dans un précédent article), puisqu’il est régulièrement l’occasion de goûter une nouvelle version du pho ou du bun bo. Il en existe d’ailleurs autant que de provinces, chacune la « meilleure » et la « version originale » (après étude approfondie, il semble que Hanoi soit le berceau du pho et Hué celui du bun bo). Avec un thé vert ou un café noir (toujours extraordinaire, onctueux et au goût d’amande prononcé, les gourmands peuvent rajouter une rasade de lait concentré sucré…), on est plein d’énergie pour la journée !

  • Moment d’émerveillement sans cesse renouvelé pour la créativité des Vietnamiens : dans les hôtels notamment, qui servent typiquement aux touristes étrangers oeufs, pain, beurre et confiture, quiconque s’aventure à quémander un plat local est souvent récompensé d’un bref regard de panique de la part du serveur, vite résolu par un passage express de ce dernier en cuisine ou un ordre donné en Vietnamien. Cinq minutes plus tard, on voit un type casqué venir à nous avec deux bols de soupe fumants manifestement en provenance d’une échoppe du quartier ; service étonnant, mais efficace !

  • Et surtout, chaque petit déjeuner permet de partager la fascination hallucinante des Vietnamiens pour le petit écran. Si cette passion est parfois réfrénée ou mise en sourdine dans les hôtels, prendre son petit déjeuner dans un restaurant familial implique de rejoindre les propriétaires dans la contemplation béate du feuilleton quotidien. Leur concentration est d’ailleurs telle qu’on se sent coupable d’interrompre ces instants de recueillement, plus encore lorsque la famille se concerte brièvement avant de désigner une victime (toujours la même, généralement jeune et de sexe féminin) qui viendra prendre notre commande et superviser la préparation. Pas grave, les autres lui raconteront, et de toute façon on a chaque matin l’impression de quitter le feuilleton au même endroit que la veille… Il ne reste plus qu’à avaler notre soupe en silence (dérogeant ainsi à la coutume du « slurping » ou aspiration bruyante !), histoire de ne pas déranger, et le tour est joué !

Baguette et Vache qui rit

Posted in Cuisine, Voyage - Vietnam with tags , , , , , , , on 24 mai 2009 by Placet

Il est universellement reconnu que le Français aime bien manger (les Anglais disent de nous « they love their food », littéralement « ils aiment leur nourriture »). Nous n’échappons pas à la règle et étant loin de notre pays, ceci revêt une importance encore plus grande.

Jusqu’ici, nous avons été choyés, car la nourriture en Asie du Sud-Est est délicieuse : légumes goûteux et frais, multitude de fruits tropicaux, fruits de mer, riz ou pâtes en tout genre (David, véritable spécialiste en la matière et consommateur averti pourrait vous écrire 10 pages à ce sujet !). La bière est aussi une petite merveille. Ainsi, l’heure du repas a toujours été un délice, spécialement en Thaïlande et au Vietnam.

Mais parfois, les petites douceurs bien tentantes telles que chocolat et fromage (à chacun son vice) sont difficiles, voire impossibles, à trouver. Le chocolat a bien du mal à « résister » à plus de 30°C ambiants et dans un pays où les produits laitiers sont rares, le fromage est plus qu’un luxe… C’est un lingot d’or.

Mais surprise : pas la Vache qui rit ! Les Français l’ont amenée avant de battre en retraite et apparemment elle a tellement plu aux Vietnamiens qu’ils en mangent au petit-déjeuner en sandwich dans… de la baguette.

Nous avons effectivement trouvé de nombreuses boulangeries qui nous ont permis dans de rares moments de détresse de savourer du pain ou des viennoiseries bien réconfortantes. Ceci est à compter au nombre des importations tricolores qui ont survécu, comme les nombreuses maisons d’architecture coloniale qui jalonnent les routes.

Il y a d’ailleurs de très belles initiatives, testées avec plaisir et approuvées, comme par exemple la Boulangerie Française à Hué, petite chaîne montée par une association française pour former les jeunes Vietnamiens et leur permettre de rentrer dans la vie active (http://laboulangerie.hue.free.fr/Association.php). Une amie française y avait fait une mission d’un mois il y a quelques années et nous a généreusement permis de découvrir le lieu.

Exceptionnellement, je ne résisterai pas à une petite note de chauvinisme pour conclure : c’est bien rafraîchissant de trouver la baguette croustillante et le sourire radieux de la vache au milieu de tous les produits importés par les grands groupes multinationaux – c’est presque une image de terroir !

« C’est l’heure du petit-déjeuner! »

Posted in Cuisine with tags , on 25 avril 2009 by Placet

Le petit-déjeuner en Asie est bien loin du cliché présenté dans la publicité Ricoré : pas de pain, ni de croissant, pas de café, ni de produits laitiers…

Ceux qui me connaissent bien savent que ma gourmandise a peu de limites et que je peux braver de nombreux challenges gastronomiques dès le petit-déjeuner ; poisson, charcuterie, fromage ne me font pas peur, bien loin de là… J’avais même poussé le vice en travaillant sur une gamme de produits de petit-déjeuner chez Danone, dès mes premiers pas en marketing. Alors, avec ma médaille d’or de dévoreuse en poche, je me suis lancée dans une véritable étude sociologique des petits déjeuner d’Asie du Sud-Est. Et quelle satisfaction !!

Cliquez sur ce lien pour voir les PHOTOS :

http://www.flickr.com/photos/36264623@N08/sets/72157617130408866/show/

La Thaïlande m’avait surprise avec sa soupe au riz, mais pas forcément convertie.

Le Laos et le Cambodge proposent aux touristes des petit-déjeuners très standardisés et ne m’ont pas permis de découvrir beaucoup plus que l’English Breakfast (oeufs brouillés et bacon), ce qui m’a laissée sur ma faim, blasée que je suis après 5 ans passés à Londres.

Au tour du Vietnam de me fasciner et de m’offrir une véritable expérience gustative: le Pho (prononciation entre FA et FEU… bonne chance…) ou encore le Bo Bun.

Le Pho est une soupe de nouilles avec plein de légumes craquants, du tofu ou du boeuf selon les versions et une bonne poignée de plantes aromatiques. Quant au Bo Bun ou Bun Cha Gio, que David a précédemment décrit dans l’article « Ho Chi Minh, Vespa City », c’est un véritable trésor de saveurs.

Je ne peux que vous recommander d’essayer vous-mêmes, un jour où vous avez du temps, en vous aidant de la recette ci-dessous. Soyez garantis d’une chose: fini le coup de barre de 11h00…

BON APPETIT !

Recette du Pho :

Ingrédients (4 personnes)

2.5 l d’eau

Cube de bouillon de légumes ou de poulet selon les goûts

1/2 cuillère à café de gingembre haché

1/2 kg de nouilles plates à base de riz

100g de pousses de soja

Citronnelle

Quelques feuilles de menthe fraîche

3 ou 4 oignons de printemps

2 carottes coupées en rondelles

1 navet en rondelles

2 ou 3 feuilles de chou coupées en lamelles

Une poignée de champignons (de votre choix) coupées en lamelles

Et au choix, des petits morceaux de poulet, de boeuf ou de tofu frais

Préparation

Préparer les légumes

Emincer ensuite la viande ou couper le tofu en gros cubes

Faire bouillir une casserole d’eau. Une fois l’ébullition atteinte, plonger les nouilles dans la casserole et laisser cuire pendant 2 à 3 minutes. Ensuite, les sortir, laisser égouter et rincer les nouilles à l’eau froide

Préparer le bouillon et, une fois bouillant, faire cuire la viande coupée en lamelles dedans jusqu’à ce qu’elle soit bien cuite

Mettre les nouilles et la viande dans un bol en prenant soin à la présentation. Et enfin, verser le bouillon dans le bol, ainsi que tous les légumes qui seront juste ébouillantés

Servez bien chaud !

Don’t worry, be happy…

Posted in Cuisine, Voyage - Laos & Cambodge with tags , , , , , on 17 avril 2009 by Placet

Un petit mot pour partager avec vous une amusante découverte que nous avons faite à Phnom Penh… Comme c’est ici la Nouvelle Année (en passant, Joyeuses Pâques à tous !), de nombreux commerces sont fermés et les options pour déjeuner ou dîner sont tout à coup bien limitées – notamment les cafés et restaurants khmers dont les propriétaires sont partis passer quelques jours en famille. Heureusement, un type de restaurants reste largement ouvert sur le quai Sisovath, seul endroit encore animé d’une Phnom Penh quasi-déserte : les pizzerias. Et pas n’importe lesquelles : les « Happy » pizz(eri)as, ou pizzerias « heureuses ».

Sympa comme programme, nous sommes écrasés par la chaleur, un petit remontant ne fait pas de mal… Sauf que, bizarrement, il semble possible de commander des pizzas « happy » ou non. A ce stade, un horrible soupçon nous saisit – qu’est-ce que la « happy pizza » peut receler, qui puisse pousser des clients masochistes à commander des pizzas autres qu’heureuses ? En regardant d’un peu plus près les clients autour de nous, on leur trouve effectivement l’air plutôt détendu, mais l’oeil vitreux et le regard étrange. A cet instant, nous connectons nos trois neurones pas encore fondus par la chaleur cambodgienne : le « happy herb », c’est de la marijuana… C’est donc pour ça que le méchant monsieur à la tête de voyou nous en proposait à l’entrée !

Plus sérieusement, ce type d’offre est tout à fait légal ici (au Laos aussi, même si on le voit moins), et pas dangereux dès lors que vous êtes au courant de sa signification (ça marche essentiellement avec les pizzas et les fruit shakes). Pensez-bien à préciser par contre (si c’est bien le cas !) que vous ne voulez pas un plat « happy » car ca pourrait bien être sinon le choix par défaut ! Et même si vous souhaitez ajouter -si j’ose dire-un peu de piment à votre séjour, renseignez-vous bien sur la nature du « happy ingredient » : apparemment, il peut parfois s’agir d’opium, d’amphétamines ou de champignons…

Nous, on a pris des pâtes – option « triste » !

Les délices des marchés thaïlandais

Posted in Cuisine, Voyage - Thaïlande with tags , on 30 mars 2009 by Placet

Comme nous l’avons déjà noté, nos échanges avec les Thaïlandais auront été plus limités que nous le souhaitions, en particulier en raison de la barrière de la langue. Nous avons donc cherché des moyens “transversaux” de comprendre et pénétrer la vie locale. Les transports en sont un -fascinant mais parfois douloureux, nous y reviendrons !

Nous nous sommes vite rendu compte que les marchés de toute sortes, tout aussi vivants, offrent également une vraie fête des sens et de nombreuses surprises gustatives. Nous y avons passé des heures entières depuis notre arrivée !

PHOTOS : http://www.flickr.com/photos/36264623@N08/sets/72157615874197935/

-         Tous les sens sont sollicités, mais de façon nouvelle et plus intense ; les couleurs sont plus vives, les odeurs plus marquées -souvent pour le meilleur !-, les bruits différents et, chaque fois que nous avons goûté de nouveaux plats et aliments, nous avons été récompensés ! Mangues extraordinairement fraîches, glace a la noix de coco succulente, crêpes et pancakes au pandan à la couleur d’une pelouse de football – un peu sucré mais très réconfortant…

-         L’ambiance est souvent très familiale, à la fois chez les visiteurs -Chatuchak à Bangkok est par exemple une visite dominicale pour de nombreux citadins- et les marchands, où mères de famille et grands-mères s’affairent, négocient les prix avec les clients, tiennent le stand et la trésorerie, pendant que les hommes… Se reposent ou se protègent de la chaleur, sans doute !

-          Les enfants qui jouent et se promènent d’un stand à l’autre sont un bonus énorme. Très gais et toujours souriants, ils adorent prononcer quelques mots d’anglais avec les « farang » (étrangers) de passage et se faire prendre en photo (ou tester notre appareil !)

Bref, pas facile à faire vivre / partager, peut-être les photos aideront-elles ? Un excellent moyen en tout cas d’observer et se fondre dans la vie des locaux, tout en goûtant sans cesse de nouvelles choses ! Prochaine destination : le marché aux fleurs de Bangkok, en session de nuit.

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