"Un Tour du Monde, Deux Regards" – Le film !

Posted in Nos créations with tags , , on 27 octobre 2011 by Placet

Le voilà : le film de notre tour du monde d’un an. Nous avons eu la joie de le projeter en public fin septembre à l’Espace Simon Lefranc pour clôturer notre exposition.

Il met en scène de nouveau nos deux regards : noir & blanc avec les photos de David et couleur avec les films et les peintures d’Anne.

Si vous n’avez pas 30 minutes, visionnez les 6 dernières minutes, c’est l’apothéose avec le Brésil (répétitions du carnaval à Rio dans le Sambodromo et match à Maracana).

Vos commentaires sont les bienvenus.

L’exposition : "UN TOUR DU MONDE, DEUX REGARDS"

Posted in Art, Nos créations with tags , , on 5 septembre 2011 by Placet

12 mois à sillonner la planète, des milliers de photographies argentiques, une centaine de dessins et peintures, 150 articles sur notre blog…

Nous voulions de nouveau donner vie à ce fabuleux voyage et le partager avec vous. C’est chose faite !

Nous vous invitons à venir découvrir notre exposition conjointe "Un Tour du Monde, Deux Regards" du 1er au 30 septembre 2011 au Pôle Simon Lefranc, 9 rue Simon Lefranc dans le 4ème (métro L11 Rambuteau ou Hôtel de Ville).

L’exposition est ouverte du lundi au vendredi de 10h à 20h30 et le samedi de 10h à 16h30. Le samedi après-midi est le meilleur moment pour visiter tranquillement et prendre un bon café dans la cour intérieure au calme de l’agitation du Marais.

Nous serions ravis également de vous retrouver le 29 septembre à 20h30 pour notre soirée cocktail "Vernissage-Décrochage" durant laquelle nous projetterons le film court que nous avons réalisé.

Pour plus de détails sur le programme de la soirée, cliquez sur les images:

Synopsis de l’exposition :

« UN TOUR DU MONDE, DEUX REGARDS »

En 2009, Anne et David embarquent sac au dos pour un tour du monde d’un an. Objectif : vivre l’instant présent et partager « en direct » la réalité et le quotidien de nouvelles cultures, loin des écrans "déformants" des médias.

En plus d’un blog tenu à quatre mains (http://anneetdavid.wordpress.com/), Anne – par ses peintures et collages prélevés au gré de leur parcours – et David – muni d’un appareil argentique aussi âgé qu’infatigable – ont ramené un double témoignage « croisé » de cette aventure, qu’ils vous proposent de partager dans cette exposition.

De la Thaïlande au Japon, de l’Australie à la Patagonie et au Brésil, ils vous proposent de parcourir des univers très différents qui, malgré une mondialisation économique croissante, s’ignorent et gardent des spécificités culturelles très fortes. Portrait d’un monde contrasté, passionnant et en constant mouvement, parfois dur mais toujours plein d’énergie et d’espoir.

Rio, stade de Maracanã – êtes-vous plutôt Vasco ou Botafogo ?

Posted in Voyage - Brésil with tags , , , , , , , , , , on 22 février 2010 by Placet

Stade de Maracana - finale de la coupe Guanabara

Stade de Maracana - fans de Botafogo

Après Buenos Aires, nouvelle étape dans un temple du ballon rond : le stade de Maracanã ! Et, un bonheur n’arrivant jamais seul, Anne a cette fois-ci accepté de m’accompagner… Nous avons à nouveau eu beaucoup de chance avec le calendrier puisque notre dernier jour à Rio coïncide avec la finale de la Taça Guanabara, qui réunit les meilleures équipes de Rio et des environs. Cette année, la finale voit s’affronter Botafogo et Vasco de Gama, qui ont éliminé en demi-finale les deux équipes cariocas les plus suivies, Flamengo et Fluminense.

Stade de Maracana - supporter perplexe

Stade de Maracana - supporter de Botafogo

Que dire de l’après-midi ? Un moment assez magique, avec à la fois un stade vraiment impressionnant, beaucoup d’enthousiasme et de folie dans le public (voir les vidéos ci-dessous) et un très bon état d’esprit. Le stade tout d’abord – enceinte mythique inaugurée pour la Coupe du Monde de 1950 durant laquelle le match Brésil-Uruguay accueillit 200 000 spectateurs (!), Maracanã a depuis vu sa capacité réduite à 90 000 places puisque tout le monde est désormais assis. Cela tombe bien – on y respire très bien, et la vue du terrain est remarquable pour un stade de cette taille. Superbe lumière en plus, le match débutant à 17 heures (mais par près de 40°C tout de même, on ne peut pas tout avoir !). Bref, un cadre idéal…

Stade de Maracana - fans de Botafogo

Stade de Maracana - exposition de chair

Le public ensuite – après avoir vu les Brésiliens en action pendant le Carnaval, nos attentes étaient élevées… Nous n’avons pas été déçus tant l’ambiance était chaude et les supporters déchaînés. Arrivée au stade tranquille, les gens se mettent très vite à chanter et crier mais l’ambiance est dans l’ensemble plus sereine qu’en Argentine. La chaleur peut-être ? Le stade est bientôt plein, les hommes se retrouvent vite torse nu, on agite les maillots noir et blanc et les vendeurs de boissons se frottent les mains…

Stade de Maracana - on s'échauffe doucement

Stade de Maracana - inquiétude ?

Après une première mi-temps pleine de rythme sur le terrain, c’est bizarrement lorsque les joueurs donnent des signes de fatigue que le public s’échauffe en début de deuxième mi-temps. La nuit est entre temps tombée et les fumigènes ont fait leur apparition. C’est alors que Botafogo ouvre le score, ce qui nous convient parfaitement puisque le hasard des billets nous a placés au milieu de ses fans ! Nous sommes donc au coeur de l’action, et voilà ce que ça donne :

Stade de Maracana - finale de la coupe Guanabara

Ce premier but va rapidement transformer un match jusqu’alors équilibré en démonstration, Vasco se retrouve à dix contre onze, les fans de Botafogo ne cessent désormais de chanter et danser sous les drapeaux à tête de mort et les fumigènes et le second but, marqué sur penalty, est accueilli avec une joie plus sereine, comme s’il tombait sous le sens :

Stade de Maracana - N&B sur fond rouge

C’est au coup de sifflet final que le public explose à nouveau, nous savourons tranquillement la liesse générale (et la chance de nous être trouvés involontairement du bon côté du stade !) avant de repartir tranquillement vers le métro. Un moment spectaculaire mais surtout très sympa, avec -cerise sur le gâteau- un match très animé, à la brésilienne (beaucoup d’attaque, peu de défense) et d’engagement de la part des deux équipes. Belle revanche aussi pour Botafogo, défait 6 à 0 par Vasco en match de poule… Au Brésil, il y a toujours des buts !

Stade de Maracana - fumigènes, finale de la coupe Guanabara

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Tabac et différences culturelles, ou comment parler aux Brésiliens

Posted in Marketing & Tendances, Voyage - Brésil with tags , , , , , , , , , , , on 21 février 2010 by Placet

 Non, la mondialisation n’est pas si avancée… Et les différences culturelles demeurent (heureusement). Illustration avec l’image ci-dessous, que nous ne cessons de croiser depuis trois semaines au Brésil :

Brésil - message choc

Comme vous l’avez peut-être deviné, il s’agit de l’arrière d’un paquet de cigarettes brésilien (on trouve le même motif sur des affiches de prévention dans la rue). Le tabac et son impact en matière de santé sont un sujet est grave et il ne s’agit pas d’en plaisanter, mais deux choses nous ont tout de même interpellés. Le rôle essentiel de l’image au détriment du texte tout d’abord (apparemment, l’image devrait apparaître en France à la fin de l’année, mais plus petite). Culture de l’image plus que de l’écrit donc ? Probable sur ce que nous avons observé par ailleurs, mais à confirmer. Ce qui ne fait par contre aucun doute, c’est que la menace santé brandie sur les paquets n’est pas du tout la même ici qu’en Europe : si maladie et mortalité apparaissent en priorité sur le Vieux Continent, la plupart des affiches et paquets (pas tous, mais une impressionnante majorité de ceux que nous avons vus) reflètent ici une préoccupation nettement plus immédiate (et masculine). On sait maintenant ce qui préoccupe en priorité les Brésiliens :-) Enfin, tous les spécialistes du marketing et de la pub vous le diront, l’essentiel, c’est de s’adapter à son audience…

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Voyage dans le temps sur le bonde de Santa Teresa

Posted in Voyage - Brésil with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 19 février 2010 by Placet

Rio - Bonde à la station Carioca

Comme nous l’avons évoqué dans notre dernier post, parcourir les collines de Santa Teresa à bord du bonde, le petit tramway jaune qui relie le quartier au centre de Rio, est vite devenu un de nos passe-temps favoris dans la cité carioca. Lorsque le capricieux engin daigne fonctionner, chaque trajet est en effet différent et apporte son lot de surprises et de situations nouvelles. Mais pourquoi s’intéresser à ce tram en particulier ?

Rio - retardataires tentant de rattraper le bonde

Rio - bonde de Santa Teresa - tout est manuel !

Dans notre cas, le bonde est le chemin le plus court (enfin, en théorie) à la fois vers le centre de Rio et vers notre cantine, un restaurant a kilo (au poids) qui jouxte son terminus. Il est aussi -et surtout- le dernier réseau de tramway urbain en fonctionnement en Amérique Latine, une curiosité historique que les guides touristiques ne manquent jamais de mentionner. Grâce aux arcos de Lapa, le magnifique aqueduc blanc du 18ème siècle sur lequel il débute son parcours, il est d’ailleurs devenu un des motifs les plus connus de la ville – et la rutilante livrée jaune de ses voitures ajoute à cette idéale vision de carte postale…

Bonde, accrochez-vous !

Rio - bonde attendant la prochaine cargaison

Et concrètement, un trajet en bonde, ça se passe comment ? Pour le savoir, embarquons ensemble à bord du petit tram -un seul wagon-, par exemple dans le sens de la montée. Rendez-vous au centre de Rio dans la petite gare d’embarquement coincée derrière l’énorme tour de la compagnie pétrolière Petrobras en forme de Rubik’s Cube. L’unique tourniquet donnant accès au quai ne s’ouvrant que lorsqu’un wagon est prêt à embarquer, les passagers attendent à l’extérieur – qui sur un banc, qui dans une file d’attente parfois longue (les trams ne circulent en moyenne que toutes les demi-heures). Attente « à la brésilienne », on arrive à cinq ou dix et un(e) seule(e) garde la place de tout le monde pendant que les autres vont s’asseoir ou faire un tour… Forcément, surprises et déceptions ne manquent pas lorsque vient le moment d’embarquer !

Rio - bonde bondé en heure de pointe...

Bonde - passagers incrédules après une heure d'attente

Si l’ambiance est relativement tranquille durant la journée, lorsque les trams acheminent sans effort quelques touristes particulièrement disciplinés, le décor change du tout au tout le soir. Les cariocas veulent rentrer au plus vite chez eux après une journée de travail (à Rio, l’épithète « dure » serait sans doute exagéré !) et comme la fréquence des trams n’augmente pas, les files d’attente prennent rapidement des proportions gigantesques. Le carioca étant aussi exigeant avec les autres qu’il est lui-même détendu, la tension monte apparemment assez vite et les altercations ne sont pas rares. Il faut dire que le trafic est complètement imprévisible (la vidéo ci-dessous a été tournée alors qu’on n’avait pas vu l’ombre d’un tram depuis une heure) et que le guichetier fainéant et grincheux ne fait pas le moindre effort pour informer les passagers… On s’amuse tout de même bien, à condition de n’être pas pressé !

Bonde - guichetier tentant d'échapper aux usagers

Bonde - on peut encore en mettre...

L’arrivée du bonde et l’ouverture du tourniquet ne marquent toutefois pas la fin de nos surprises : la file d’attente est désormais telle que, si chacun veut rentrer chez soi avant la fermeture, il va falloir accepter d’être un peu serrés ! Le flot des passagers semble intarissable, le wagon est pris d’assaut et les colis fréquents et parfois volumineux n’arrangent pas l’affaire (nous avons passé un trajet entier debout à l’arrière du tram entre de vieux leviers rouillés et un énorme matelas qui a failli nous étouffer !). Les places assises sont chères et nombreux sont ceux qui devront voyager debout sur les marchepieds – habituel pour les jeunes des favelas avoisinantes qui en profitent pour voyager gratuitement, nettement moins pour certains passagers qui semblent fort contrariés… On comprend mieux pourquoi lorsque le bonde se met enfin en route et entame la traversée du très étroit viaduc de Lapa : à quarante-cinq mètres au-dessus des rues en contrebas, le vide est très proche et la vue impressionnante. Assis ou debout, on est tout de même content d’être à l’intérieur :-)

Rio - à bord du bonde, en route (enfin !) vers Santa Teresa

Rio - resquilleur voyageant sur le marchepied du bonde

Nouvel influx de passagers à la sortie du viaduc – essentiellement des resquilleurs moins courageux ou victimes du mal des hauteurs… Le bonde repart bientôt. Lentement – il faut dire que la petite dizaine de wagons encore en circulation est presque centenaire et que les pièces de rechange ne doivent pas se bousculer… Lentement, mais pas sans heurts : comme lignes et caténaires sont tout aussi vieilles et encore moins entretenues que les wagons, le trajet est immanquablement bondissant et agrémenté de gerbes régulières d’étincelles, particulièrement spectaculaires une fois la nuit tombée. L’ambiance à bord est en tout cas chaleureuse : tout le monde se parle -peut-être pour oublier le siège en bois qui brutalise les colonnes vertébrales-, chauffeur et contrôleur sont immanquablement de bonne humeur et contribuent à l’animation, et le trajet est ponctué de nombreux arrêts très brefs – les wagons étant ouverts, on peut y monter et en descendre très rapidement (sauf lorsqu’on est coincé derrière un colis !) et à peu près n’importe quand. Une fois la nuit tombée, l’éclairage jaunâtre renforce l’atmosphère rétro du bonde. Encore quelques virages, et il est temps pour nous de descendre avec une pensée émue pour les passagers qui vont jusqu’en bout de ligne – avec seulement quelques virages parcourus après presque un quart d’heure, l’apéro est encore bien loin pour eux !

Bonde ou boîte à sardines ?

Bonde psychédélique

Une expérience fabuleuse donc, pour un trajet totalement imprévisible, aussi bien dans son déroulement que sa conclusion : pour une dizaine de trajets sans encombres (mais toujours amusants !), nous avons deux fois patienté plus de quarante-cinq minutes, quatre fois attendu le bonde en vain et fini deux trajets à pied. La vue d’une rame stationnée au beau milieu du viaduc de Lapa avec un mécanicien debout sur son toit est d’ailleurs assez courante dans le quartier, et amusante lorsqu’on voit la petite rame jaune « SOS » venir au secours du wagon en perdition. L’obsolescence du matériel devenant un problème pour les usagers réguliers, l’avenir du bonde n’est toutefois pas assuré et des rumeurs de fermeture définitive refont régulièrement surface. La municipalité semblant toutefois satisfaite de la contribution touristique du petit tram, il est probable que celui-ci continuera pour longtemps à faire enrager les habitants de Santa Teresa… Mais à 0,60 reais par trajet (moins de 25 centimes d’euro), qui pourrait sérieusement penser à se plaindre ?

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Rio des collines – à bord du bonde, en route vers Santa Teresa

Posted in Voyage - Brésil with tags , , , , , , , , on 10 février 2010 by Placet

Après le Carnaval, retour à une atmosphère plus quotidienne avec un de nos passe-temps préférés à Rio : descendre vers le centre-ville puis remonter vers la colline de Santa Teresa où nous logeons à bord du bonde,  le petit tramway centenaire aussi jaune que cahotant et imprévisible (prononcez bondch !)… On sait rarement quand on partira, moins encore quand (et même si) on arrivera à destination, mais chaque trajet est unique et inoubliable  !

Avant de vous en dire plus demain sur l’univers du bonde et partager un état de crise en heure de pointe, accompagnez-nous pour un premier trajet à bord du bondissant animal, avec ses à-pics, ses resquilleurs et ses cahots  !

 

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Carnaval de Rio – avant-goût en direct du Sambodrome

Posted in Voyage - Brésil with tags , , , , , , , , , on 7 février 2010 by Placet

Oi,

De retour du Sambodrome où nous venons d’assister aux dernières répétitions de deux des douze écoles de samba qui s’affronteront dimanche et lundi prochains pour le titre de meilleure école du Carnaval 2010…. Les costumes n’y sont pas encore, mais rythme et musique sont déjà bien présents, et le public complètement impliqué !

Carnaval de Rio - école Imperatriz, dernière répétition

On vous en dira un peu plus dans les jours à venir, mais on vous met dans le tempo avec cette petite vidéo qui résume bien la folie de l’évènement (école Beija-Flor) :

Pas moyen pour nous d’imiter ce déhanchement fou – si quelqu’un y arrive, faites-nous signe – on veut un cours en rentrant ! 

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