Argentine, Ushuaïa – Le Bout du Monde et ses étranges habitants

Posted in Voyage - Argentine avec des tags , , , , , , , , , on 9 novembre 2009 by anneetdavid
Depuis plus de 10 jours nous descendons progressivement l’Argentine et sommes arrivés depuis 3 jours à son point le plus méridional : la Terre de Feu. Ushuaïa, nom mythique, est la ville la plus au Sud de l’hémisphère sud et est plantée au milieu de sites d’une beauté naturelle et d’une luminosité sans pareilles.

Nous avons eu l’occasion de parcourir en bateau le Beagle Channel qui est la frontière fictive entre l’Argentine au nord et le Chili au sud, et avons ainsi pu observer de plus près ses étranges habitants.

Tout d’abord, découverte surprenante, une colonie d’albatros, posée sur un îlot rocheux, vivant en cohabitation parfaite avec une grosse otarie perchée là également.

Colonie d'albatros et otarie, Terre de Feu

Colonie d'albatros et otarie, Terre de Feu

Colonie d'albatros, Terre de Feu

Colonie d'albatros, Terre de Feu

Puis, une communauté d’otaries un peu plus loin nous a alertés de sa présence par ses cris rauques et son odeur forte. Incroyable spectacle, sur fond de montagnes aux sommets enneigés et d’eau agitée. La lumière du jour est d’une blancheur étonnante et donne aux couleurs des tons étranges rappellant étonnamment le climat froid et dur. Tout semble bleu ou gris glacé. Il fait froid, même au printemps il neige, et les étés n’apportent pas de températures supérieures à 10°C. Le vent glacial rappelle étonnamment la proximité de l’Antarctique et la nature est tellement différente des paysages montagneux européens qu’on a aucun mal à croire qu’on en est très loin… 

Au loin, la silhouette d’un phare aperçu mille fois en photos : le phare des Eclaireurs, planté au milieu du Beagle Channel vers 1920. Il fascine les visiteurs avec ses trois rayures , rouge, blanche et rouge, qui contrastent si fort sur l’horizon couleur de glace.

Phare des Eclaireurs, Terre de Feu

Phare des Eclaireurs, Terre de Feu

Phare des Eclaireurs, Terre de Feu

Phare des Eclaireurs, Terre de Feu

Phare des Eclaireurs, Terre de Feu

Phare des Eclaireurs, Terre de Feu

Enfin, le meilleur pour la fin.  Au loin des silhouettes dressées, à la démarche hâtive mais maladroite, qui lorsqu’on se rapproche de l’île, se révelent être une colonie de manchots. L’un d’entre eux détonne à la fois par son attitude anxieuse, il bouge rapidement en tous sens, ne semble pas trouver le calme, mais aussi par son costume somptueusement coloré. Il a un grand bec rouge, le dessous des ailes jaune orangé et les pieds bottés d’un incroyable orange vif. Sublime présence… Même si inquiéte, sauvage et timide. Il est séduisant dans ses mouvements et rappelle la démarche d’un enfant pataud. On me dira ensuite qu’il ne faut pas le confondre avec le pingouin qui vit uniquement dans l’hémisphère nord et sait voler. Le manchot n’a jamais rencontré son cousin et pour cause, il est localisé dans l’hémisphère sud uniquement.

Pour en savoir plus :

Carte et informations sur la Terre de Feu : http://fr.wikipedia.org/wiki/Terre_de_Feu

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Dr Jekyll et Mr Hyde : l’étonnant Opéra de Sydney

Posted in Voyage - Australie avec des tags , , , , , , , , on 2 novembre 2009 by anneetdavid

A peine arrivés à Sydney, une de nos premières visites a été pour son bâtiment le plus célèbre, le Sydney Opera House. Situé dans le port de Sydney et voisin du célèbre pont (Harbour Bidge), l’Opéra héberge en fait cinq salles dont les deux principales sont l’Opera Theatre et le Concert Hall. Conçu par l’architecte danois Jørn Utzon, il est mondialement connu pour son architecture originale qui en a fait une icône de la ville. En Australie, il est également fameux pour sa construction longue et tumultueuse et son acoustique problématique (pour rester poli). Intéressons-nous tour à tour à ces trois caractéristiques…

Le côté Mr. Hyde tout d’abord, c’est l’extérieur : le bâtiment est véritablement différent et superbe, notamment en fin d’après-midi, lorsque le soleil couchant produit avec ses parois vitrées des jeux de lumière étonnants. Sa situation contribue également largement à le mettre en valeur ; situé à la pointe du port de Sydney, l’Opéra bénéficie ainsi d’une vue dégagée de l’esplanade comme de la baie, où la vue à partir des ferries qui partent où arrivent de Manly Beach est somptueuse. La toiture enfin, structurée en deux séries de trois « coques » de béton recouvertes de plus d’un million de tuiles de céramique blanche, donne au bâtiment son aspect unique. L’oeil ne trouve pas de point d’ancrage devant cette structure à la fois très ordonnée et complexe, mélange de rondeurs et de pointes, si bien qu’on a l’impression d’observer une structure différente à chaque fois que l’on se déplace de quelques mètres. C’est assez grisant, une douzaine d’Opéras en un ! Pas facile à expliquer comme sentiment, mais nous l’avons redécouvert avec un égal plaisir à chacune de nos visites. Allez, c’est plus simple en photos :

Le côté Dr Jekyll du bâtiment, c’est tout d’abord l’interminable saga de sa construction. Débutée en 1957 avec un budget de 7 millions de dollars australiens et une livraison prévue pour 1963, celle-ci s’est finalement achevée en 1973 avec un coût total de 102 millions d’AU$ ! Marquée par des difficultés techniques liées au caractère sans précédent du projet mais surtout des changements politiques, elle a vu Utzon démissionner en 1966 en raison du manque de support du nouveau gouvernement de Nouvelle-Galles du Sud. Si les fondations et la toiture étaient alors largement terminés et reflètent largement les plans de l’architecte danois, l’intérieur a été complètement revu suite à sa démission. Son projet de grande salle unique a ainsi été abandonné pour faire place à deux salles de taille moyenne (une pour l’opéra et l’autre pour les concerts), tout comme ses plans en matière d’acoustique.

Cet abandon est d’ailleurs la source du second aspect « jekyllien » de l’Opéra – l’acoustique très critiquée de ses deux salles principales. L’Opera Theatre souffre apparemment de nombreux maux dont une scène trop étroite, une machinerie vétuste et un niveau sonore excessif dans l’orchestre, qui menace l’audition des musiciens et oblige à adapter la programmation pour ne pas dépasser les quotas légaux de décibels auxquels ils sont exposés chaque semaine ! Quant au Concert Hall dans dans lequel nous avons eu la chance d’assister à une performance (Dvorak et Haendel), nous pouvons effectivement témoigner que l’acoustique n’est pas au top (la preuve, même des novices comme nous avons pu nous en rendre compte !). La complexité architecturale de la salle, combinée au changement d’architecte en cours de projet, ont manifestement eu raison de son acoustique. Des différents remèdes administrés au cours des années, la suspension de « nuages » en plexiglas au-dessus de la scène est certainement la plus spectaculaire, sinon la plus efficace : des tests étaient en cours au moment où nous assistions au concert, où l’intérieur des « nuages » avait été comblé pour accroître leur efficacité. Tests que la presse australienne, dans son vocabulaire aussi imagé que poétique, comparait à un « fourrage de beignets » (filling the doughnuts)… Ironiquement, les projets de rénovation en cours -notamment pour l’Opera Theatre- s’inspireraient directement des plans initiaux de Jørn Utzon -son fils est d’ailleurs associé au projet-, alors que l’architecte danois n’a jamais refoulé le sol australien suite à sa démission…

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Australie – Uluru : terre sacrée, roche de mystères

Posted in Photographie & Dessins/Peintures, Voyage - Australie avec des tags , , , , , , , on 30 octobre 2009 by anneetdavid
©Anne and David Placet 2009
  ©Anne et David Placet 2009
Changement de décor aujourd’hui avec la découverte du désert australien, de la roche d’Uluru et du sentiment étrange d’être perdus au milieu de nulle part.

Isolée en plein coeur de l’Australie, à plus de 500km de la ville la plus proche (Alice Springs), la roche d’Uluru est pourtant une curiosité qui attire les touristes australiens et étrangers. Elle tient aussi une place à part dans la culture et spiritualité aborigènes, car elle représente pour eux un lieu sacré de culte et de cérémonies initiatiques. Uluru a une histoire mouvementée et représentative de la colonisation de l’Australie dans son ensemble.

En 1873, les colons se sont approprié la roche et l’ont baptisée alors du nom anglicisé d’Ayers Rock.  Au départ, ils ont installé sur le territoire des troupeaux, mais les réserves d’eau étant bien maigres dans le désert, l’accès à l’eau et donc les conditions de vie sont devenus de plus en plus difficiles pour les populations indigènes de la région, les Anangu (ou Pitjantjatjara). Coup de grâce quand en 1930 l’exploitation touristique du lieu a commençé. Pour les Anangu, la roche étant sacrée, elle est comme souillée lorsqu’elle est gravie hors d’un contexte spirituel, ce qui malheureusement n’est pas très bien compris et même accepté de la part de nombreux touristes…

Il a fallu attendre 1985 ppour que l’Etat australien rende enfin la propriété du lieu aux Aborigènes, ainsi que son nom d’origine : fini Ayers Rock et retour d’Uluru !  Mais  l’attrait financier reste encore trop fort, puisque même si les Anangu en sont les propriétaires officiels, on leur a imposé d’en concéder l’exploitation commerciale à une société publique pour 99 ans. Le résultat : un accord de polichinelle, puisque la pierre est toujours régulièrement souillée par les visiteurs et la manne financière tombe directement dans la poche de l’Etat… Et quelle manne : les touristes sont très nombreux et les prix des logements exorbitants (comptez plus de 70 euros pour une nuit sous une tente dans un camping de troisième zone…).

"Ceci est ma terre", pastel à l'huile sur papier, ©Anne Placet 2009

« Ceci est ma terre », pastel à l’huile sur papier, ©Anne Placet 2009

Mais laissons là les considérations économiques et repartons à l’exploration de cette roche mystérieuse.

Elle jaillit à l’horizon dans toute sa couleur orangée, du haut de ses 350 mètres et avec une circonférence de 9,4 km. Point culminant et improbable sur une étendue désertique tout à fait plate par ailleurs. Ce contexte lui donne une présence irréelle, à tel point que j’ai cru tout d’abord, un peu naïvement, qu’il s’agissait d’une météorite qui se serait écrasée sur terre il y a des millions d’années. En creusant un peu, nous avons compris que sa génèse fut un peu moins poétique, mais tout aussi violente puisqu’il s’agit d’un ancienne zone volcanique. Cette roche, qui me donnait l’impression d’un éléphant couché, n’a donc rien d’extraterreste…

Uluru - façon graffiti art

"Uluru ou Elephant Rock", façon graffiti art, peinture acrylique sur toile, ©Anne Placet 2009

Mais ces explications géologiques n’enlèvent rien au mystère. Les Anangu, eux, y ont vu un lieu mythique où la création du monde a pris place et expliquent par de nombreuses fables comment la pierre est née, ainsi que chaque irrégularité à sa surface. Tout cela est présenté dans le petit musée au pied de la roche, ainsi que beaucoup d’éléments sur le mode de vie traditionnel aborigène. Fascinant de voir comment ils se sont servis des ressources rares du désert pour créer un mode de vie plein de coutumes et de rites. Ce qui amène malheureusement à faire rapidement un constat bien plus sombre : leur culture est aujourd’hui en voie de disparition…

On trouve également dans le musée des témoignages d’anciens touristes repentants, qui n’ont pas résisté et sont partis avec dans leurs poches un peu de poussière de roche et des gravats. Ils expliquent comment en désobéissant aux lois Anangu, ils ont souffert des pires malheurs depuis leur retour (morts subites et maladies graves dans leurs familles) et renvoient les “objets” volés à leurs propriétaires, espérant ainsi chasser la terrible malédiction.

Pour notre part, nous avons trouvé la roche et le ciel du désert bien fascinants et sommes repartis sans gravas et poussières, mais avec des photos à l’atmosphère mystérieuse. A vous de juger de la magie du lieu :

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Lancement de la chronique australienne

Posted in Voyage - Australie avec des tags , , , , , , , on 29 octobre 2009 by anneetdavid
Le légendaire kangourou

Le légendaire kangourou

Alors que nous avons quitté l’Australie il y a maintenant 2 semaines et rejoint Buenos Aires pour le début de notre exploration du continent sud américain, il est grand temps de vous faire partager nos impressions australiennes.

Nous allons donc ces prochains jours vous faire découvrir : Sydney et son opéra, le désert et la roche d’Uluru, Alice Springs et la triste rencontre avec les aborigènes, la côte Est avec ses îles de sable blanc et la barrière de corail.

Mais si nous nous en tenions juste à ces expériences touristiques, notre panorama de l’Australie serait bien loin d’être complet. Il y a (hélas) beaucoup plus que ces paysages paradisiaques…

Mais je ne vous en dit pas trop pour vous laisser le loisir d’en savoir davantage dans les jours à venir.

En voiture donc, pour cette chronique australienne !

PS : nous continuerons en parallèle de vous faire partager notre périple argentin en temps réel et quelques derniers souvenirs du Japon.

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Japon – Dimanche après-midi à Yoyogi Park, Tokyo

Posted in Photographie & Dessins/Peintures, Voyage - Japon avec des tags , , , , , , on 28 octobre 2009 by anneetdavid
Magicien à Yoyogi Park, Tokyo - pastel à l'huile

Magicien à Yoyogi Park, Tokyo - pastel à l'huile

Yoyogi Park est un des plus grands parcs de Tokyo, un vrai poumon de verdure dans une métropole de près de 13 millions d’habitants où le ciment domine le paysage urbain. On nous avait dit qu’une promenade un dimanche après-midi était un incontournable pour qui veut mieux comprendre cette ville. On ne nous avait pas menti…

Tout Tokyo semble s’y donner rendez-vous. Le site abrite le vieux stade des Jeux Olympiques de 1964 et était il y a quelques décennies le lieu de rassemblement des blousons noirs qui venaient danser le rock. Leur rassemblement pouvait donner lieu à des batailles entre gangs assez violentes. Lors de notre promenade, nous y avons trouvé une atmosphère gaie et sereine.

Des groupes de danseurs sont assemblés en demi-cercle, la stéréo à fond lance des vieux tubes des années 60, où une place de choix est réservée au King bien sûr. Un ou deux danseurs s’agitent pleins de conviction au milieu du cercle et les autres, patiemment, tapent dans leurs mains en rythme. Tous sont concentrés. Leur attitude est extrêment typique de la culture japonaise : jamais on ne manifeste bruyamment son adhésion. On adhère certes, mais en silence et avec force. On s’implique, on rentre dans le “rôle de” et on doit le tenir avec excellence.  Quand on regarde ces scènes avec des yeux de latin judéo-chrétien, on peut trouver leur impassibilité parfois assez déroutante, voire l’intepréter comme un manque de conviction. Ce serait une erreur ! Ils sont réellement engagés dans leur rôle, y mettent énormément d’efforts, s’en font un devoir…

Autre rencontre étonnante, celle avec  les Cosplay Zoku ou Manga Girls. Vous en avez certainement entendu parler. Ce sont ces adolescentes qui  s’habillent à la mode gothique ou bien comme leurs personnages de manga préferés. Elles passent la journée du dimanche dans ce parc, toutes assemblées sur quelques métres carrés et semblent venir discuter entre elles de leurs tenues. Nous avons été saisis d’un malaise à la vue de ces personnages quasi surnaturels, aux fausses cicatrices dessinées sur le visage et dans le cou et aux lentilles de contact rouge sang. Un mélange déconcertant de tenues suggestives et de signes de l’enfance, comme les peluches qui les ont accompagnées jusque là attachées sur leurs sacs de voyage . Elles sont toute entière dans l’ambiguité : érotiques et puériles, exhibitionnistes et pudiques (refusant opiniâtrement d’être prises en photo).

C’est là le signe d’une société bien étrange où les dessins animés de manga présentant des écolières en uniforme nourrissent l’industrie des films érotiques. Un besoin certain de s’évader d’un monde et d’une culture où la notion de devoir, évoquée auparavant, est si forte qu’elle finit par broyer l’individu et ne lui laisser d’autre marge de liberté que de vivre une vie parallèle dans un monde créé de toute pièce. Un constat un peu triste…

Cosplay Zoku (Manga Girls) - Yoyogi Park Tokyo
Cosplay Zoku (Manga Girls) – Yoyogi Park Tokyo

Pour voir plus de photos, cliquez sur le lien :

http://www.flickr.com/photos/36264623@N08/sets/72157622142191865/detail/

Notre dernière découverte du jour était tout en fanfare. Du haut d’un pont nous avons entendu une musique latino retentir et avons progressivement vu apparaître une foule s’agitant en rythme. La musique était bien d’un tout autre genre que celle des rockers crooners du début de promenade, car cette fois-ci il s’agissait d’un festival brésilien tout en exubérance et haut en couleur , comme un prémice à la suite de notre voyage…

Buenos Aires, 25 octobre 2009 : « superclásico » River – Boca

Posted in Voyage - Argentine avec des tags , , , , , , , , , , on 26 octobre 2009 by anneetdavid

Après le tango croqué par Anne, nouveau volet de la culture argentine, dans un style très différent : j’ai eu hier la chance de me rendre au stade El Monumental dans la banlieue ouest de Buenos Aires pour assister au superclásico entre les équipes de River Plate et Boca Juniors.

River et Boca, c’est le derby entre deux équipes voisines, qui sont -et de loin- les plus connues et titrées du foot argentin et surtout se détestent intensément depuis un siècle. Une sorte de PSG-OM argentin, à l’intensité multipliée par 10 pour prendre en compte l’engouement bien plus fort des supporters locaux… Deux équipes donc qui se haïssent, essentiellement pour des raisons « sociales » : alors que les deux clubs sont originaires du quartier populaire de La Boca au sud de Buenos Aires, River a déménagé vers les quartiers plus huppés de l’ouest en 1925, y gagnant le surnom de « Millionnaires » (los Millionarios) alors que les fans de Boca sont connus sous le nom de Xeneizes (« Gênois ») en référence à l’origine italienne de bon nombre d’entre eux. Cette distinction est sans doute assez simplificatrice à l’heure actuelle, mais rien de tel qu’un bon ennemi pour agrémenter le quotidien ; les supporters de Boca appellent d’ailleurs ceux de River les poulets (gallinas) car ils les trouvent mous et peureux, ces derniers leur rendant la pareille en les qualifiant de porcs (los puercos) par référence aux odeurs d’abattoir et d’égouts qui entourent selon eux le stade de la Bombonera… Si on ajoute les couleurs complémentaires des maillots des deux équipes (bleu et or pour Boca, rouge et blanc pour River), on a tous les éléments d’un match bouillant et coloré !

 

Plus de photos sur ce lien :

http://www.flickr.com/photos/42183121@N02/sets/72157622541749591/detail/

Arrivé en avance à l’heure où débutait un match d’ouverture entre les équipes juniors des deux clubs, j’ai pu me promener un peu dans le stade pour prendre quelques photos et voir l’ambiance monter tranquillement. Une demi-heure avant le début du « vrai » match, tout le monde est en place -y compris les supporters de Boca, parqués dans deux sections à l’autre bout du stade-, tout le monde commence à chanter et des banderoles rouge et blanc lancées des gradins supérieurs enveloppent la tribune dans laquelle je suis maintenant debout, comme tout le monde. Très graphique, on dirait un emballage cadeau… Plus de chants et quelques films plus loin, les deux équipes arrivent enfin… Cris, applaudissements, confettis et fumigènes, tout y est ! Je n’en dis pas plus, les films et photos sont plutôt évocateurs.

 

Le match débute ensuite rapidement, très intense tout d’abord. Mais le spectacle est surtout dans les tribunes où, entre deux cigarettes, les fans se lèvent, crient et s’en donnent à coeur joie. Je ne comprends pas tous les chants, mais les insultes sont plus faciles à suivre : les deux mots les plus fréquents (un par minute environ) sont « puta » et « muerte », ce qui, même pour quelqu’un comme moi dont l’espagnol est très limité, est suffisamment évocateur. Non, décidément, ils ne s’aiment pas…

 

Le jeu développé sur le terrain est plutôt de bonne qualité, avec toutefois quelques variations dans les contacts. Les joueurs se servent énormément des épaules, avec une technique qui me rappelle plus les matches de hockey sur glace de mon enfance que le foot tel qu’il est pratiqué en Europe. Il faut dire que les arbitres (qu’on n’envie vraiment pas de devoir officier pour ce match !) ont pris le parti de ne rien siffler, même si les tacles visent plus les oreilles que les chevilles. A la 35è minute, l’arbitre doit tout de même intervenir et siffle un penalty pour River. Le stade exulte deux minutes, le temps que le gardien de Boca ne le sauve brillamment… Pas grave, trois minutes plus tard, un coup-franc magnifiquement tiré permet aux locaux de prendre l’avantage : GOOOOOOOLLL!!!

Le match se poursuit sur un bon rythme jusqu’à la mi-temps, où les fans ont décidé de se reposer et reprendre leurs esprits. Quart d’heure plutôt calme, chants et insultes reprennent rapidement, et les deux équipes se retrouvent bientôt à 10 contre 10 après qu’un joueur de chaque camp est expulsé à trois minutes d’intervalle. Ce qui semble bénéficier à Boca, qui prend le jeu à son compte et égalise rapidement sur un joli but, le tout dans un silence total… La fin du match sera plus hachée, l’ambiance et les bruits se sont déplacés chez les bleu et or dans la tribune opposée, et il ne reste plus que la fumée de cigarette pour me coller mal à la tête. Le score en restera là, tout le monde semble raisonnablement satisfait et commente le match calmement… On attend tranquillement -tout de même- que les supporters de Boca aient quitté le stade, et on peut prendre le chemin du retour, épuisé mais les yeux et les oreilles pleins de souvenirs !

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Nouvelle session de dessin : “Un Tango vers l’Abstraction”

Posted in Photographie & Dessins/Peintures, Voyage - Argentine avec des tags , , , , on 23 octobre 2009 by anneetdavid

Le tango m’a fascinée et m’a donné envie de me lancer dans une nouvelle  série de dessins au pastel. Si la découverte vous tente, suivez-moi :

Un dimanche soir, Plaza Dorrego à Buenos Aires, la fin d’une chaude journée. Des guirlandes d’ampoules colorées s’allument dans la nuit. Un haut-parleur se met soudain en marche et lance une vieille chanson de Carlos Gardel à la foule de passants qui s’assemblent en cercle.

Lui, le latino des clichés, l’oeil noir et rieur, un air assumé de mauvais garçon, les cheveux attachés en grande tresse pudiquement cachée dans la chemise, l’incontournable costume rayé s’avance langoureusement vers Elle.

Elle, beauté du sud, pleine d’une assurance faite d’un mélange de malice et d’immense sensualité. Femme fatale, mais accessible, à la robe rouge et aux chaussures haut perchées.

Ils entament doucement leur danse et les détails des corps et des tenues sont encore visibles. Les pas s’enchaînent dans un rythme lent, les gestes sont décomposés.

Un Tango vers l'Abstraction, N°1, pastel sec

Un Tango vers l'Abstraction, N°1, pastel sec

Puis, le mouvement s’accélère et prend le pas sur le détail des corps.
Un Tango vers l'Abstraction, N°2, pastel sec

Un Tango vers l'Abstraction, N°2, pastel sec

Et sur les rétines, il ne reste finalement que la fusion des couleurs éclatantes.

Un Tango vers l'Abstraction, N°3, pastel sec

Un Tango vers l'Abstraction, N°3, pastel sec

Japon – Avis aux amateurs de musées…

Posted in Art, Voyage - Japon avec des tags , , , , , , , , on 22 octobre 2009 by anneetdavid

Un des nombreux avantages d’une visite au Japon est que chaque jour, en plus de savourer une vie quotidienne toujours déroutante pour des occidentaux, on peut visiter un musée extraordinaire. Histoire, arts, sciences naturelles, il y en a pour tous les goûts ! 

Si le pays a en effet massacré son environnement naturel à grand renfort de béton, de reforestation sans âme et de lignes électriques, la densité de musées est absolument fantastique. Plus encore, alors qu’ils sont souvent concentrés en Occident dans les plus grandes métropoles, on en trouve ici dans les endroits les plus reculés. Même lorsqu’on sillonne rapidement le pays, on n’est jamais très loin d’un musée passionnant, grâce notamment aux nombreuses initiatives privées qui sont, depuis près d’un siècle, venues compléter des collections publiques de qualité. De Nasu au nord de Tokyo à Kurashiki près d’Okayama, petite visite guidée de ces initiatives personnelles qui ont pour nous embelli un séjour déjà merveilleux (quelques photos seulement ci-dessous pour cause de copyright – désolés)…

Premier arrêt à Nasu, trois heures en bus au nord de Tokyo, dans une région plus connue pour ses sources d’eau chaude et ses onsen (les bains si prisés des Japonais). Perdu au milieu d’une forêt, le Musée Niki (http://www.niki-museum.jp/english/index.htm) est entièrement consacré à l’oeuvre de l’artiste française Niki de Saint-Phalle. Né à l’initiative d’une collectionneuse japonaise, Madame Yoko Shizue Masuda qui,fascinée par l’oeuvre d’une artiste qu’elle avait rencontré dans les années 1980, a très vite décidé de créer une fondation et un espace d’exposition pour faire connaître à ses compatriotes l’oeuvre d’une artiste effectivement à part, essentiellement connue pour ses « Nanas » rondes et colorées, ses séances de tir et son association au groupe des Nouveaux Réalistes. Le contraste est étonnant entre les dessins et sculptures hyper-expressives et autobiographiques de Niki de Saint-Phalle et l’isolement et l’architecture dépouillée du petit musée. Une expérience fascinante, pour l’occasion de savourer l’oeuvre d’une artiste que nous apprécions comme pour la chance de passer une première journée au calme dans la campagne japonaise. Le musée ferme malheureusement ses portes temporairement (manque de fonds ? localisation décidément trop peu accessible ?) ; nous avons eu la chance de compter parmi ses derniers visiteurs et lui souhaitons de ré-ouvrir très vite !

Second arrêt, à nouveau sur une journée, à Hakone (http://www.hakone-oam.or.jp/english/index.html). Localisation tout aussi improbable, puisque le musée de sculptures en plein air (« Hakone Open Air Museum ») est situé dans les collines et l’air pur de Hakone, au milieu d’un massif semi-montagneux plus connu comme lieu de randonnée et de vacances familiales autour de son lac et de ses excellents points de vue sur le mont Fuji que pour ses attraits culturels. Mais nous sommes au Japon… Après un trajet amusant en train à crémaillère entourés de touristes japonais équipés comme pour gravir l’Everest, nous sommes les seuls à descendre à l’arrêt Chokoku-no-Mori. Quelques minutes de marche et nous arrivons au musée ; la vue sur la vallée est somptueuse, l’air délicatement frais et l’atmosphère extraordinaire. C’est la première fois que nous avons la chance d’observer une aussi vaste collection sculptures dans un environnement exclusivement naturel. Le temps est superbe, la promenade bien conçue et les oeuvres choisies avec éclectisme : d’Henry Moore à Fernand Léger en passant par Rodin et des artistes japonais moins connus mais également intéressants, la collection est extraordinaire et il y en a pour tous les goûts ! Et surtout, le temps dégagé -qui offre des jeux de lumière fascinants sur les sculptures- et la paysage varié et vallonné permettent d’exploiter au mieux l’environnement pour mettre les oeuvres en valeur. C’est rarement le cas en intérieur, et cela nous rappelle combien la sculpture se vit en relation à l’espace qui l’entoure. Une nouvelle journée passionnante – si vous passez entre Tokyo et Kyoto, faites un détour par Hakone !

Enfin, c’est l’improbable bourgade de Kurashiki, au bord de Setonaikai -la mer intérieure japonaise-, qui nous a offert une troisième rencontre de ce type. Après avoir prospéré grâce à la production et au commerce du textile, Kurashiki est désormais réputée essentiellement pour son centre historique où un canal serpente entre des entrepôts en pierre blanche joliment préservés (ou restaurés). Si l’ensemble a un effet sympathique, c’est le bien Ohara Museum qui a (si l’on excepte un détour initial aussi involontaire qu’instructif par le cimetière et les quartiers périphériques) englouti l’essentiel de notre journée (http://www.ohara.or.jp/index_eng.html).

Ce musée a été créé vers 1930 par un mécène local, M. Ohara, pour héberger la collection d’art occidental (essentiellement impressionniste) qu’il avait constituée avec l’aide d’un peintre local qui achetait pour lui en Europe. La collection a ensuite été élargie pour intégrer des oeuvres de peintres japonais et des arts traditionnels (céramiques et gravures sur bois), puis poursuivie par ses enfants après la seconde guerre mondiale.

Petite déception avec la collection originelle, plutôt conservatrice et qui semble témoigner d’une démarche plus encyclopédique qu’osée (oeuvres matures d’artistes connus, on semble parfois avoir acheté des noms plus que des tableaux). La suite de la visite est par contre fascinante : une collection de gravures et de céramiques magnifiques hébergées dans un bâtiment somptueux au plancher en carreaux vernis dont nous nous souvenons encore, puis une collection d’artistes japonais du 20ème siècle très intéressante pour nous. Enfin, une collection magnifique d’artistes internationaux de la seconde moitié du 20è, avec un éclectisme similaire à la collection initiale mais un choix d’oeuvres beaucoup plus osé. Pêle-mêle nous ont marqués quelques dessins de Matisse, une série de Jasper Johns, un portrait magnifique de Bernard Buffet ou encore le plaisir de retrouver les pâtes épaisses et texturées de Riopelle et de découvrir des artistes japonais à la forte personnalité.

Un régal pour nos yeux, mais surtout un réel émerveillement devant une telle curiosité et une poursuite sans faille de l’excellence et la représentativité dans des domaines aussi variés que les gravures sur bois ou les céramiques japonaises traditionnelles et les peintres occidentaux contemporains. Certes, les moyens financiers aident, mais loin de l’acquisition opportuniste et à des prix record d’oeuvres très connues par des collectionneurs japonais à la fin des années 80, la constitution progressive d’une telle collection dans un marché de plus en plus concurrentiel mérite vraiment l’attention. La preuve de ce qu’une vision forte peut accomplir avec des moyens, du temps et de la persévérance ? Bravo en tout cas, et merci !

Buenos Aires – Retour vers le présent

Posted in Voyage - Argentine avec des tags , , , , , , , , , on 20 octobre 2009 by anneetdavid

Après notre involontaire interruption chinoise pour cause de censure, nous nous étions promis de vite rattraper le décalage entre notre itinéraire et les articles que nous publions sur le blog. Mais nous nous sommes tant passionnés pour notre destination suivante, le Japon, que nous sommes toujours en train de poster sur ce pays au moment où nous arrivons en Amérique Latine après avoir parcouru l’Australie…

 Ce décalage commence tout de même à nous faire bizarre et, après quelques semaines mouvementées où nous avons eu peu de temps pour poster, il est temps de vous faire partager des nouvelles plus fraîches ! Nous sommes donc à Buenos Aires depuis quelques jours jours, point de départ des quatre à cinq derniers mois de notre voyage qui devraient nous voir visiter l’Argentine, le Chili, la Bolivie et le Brésil (et si on arrive à glisser le Pérou…). Nous tentons tant bien que mal de nous remettre du colossal décalage horaire (quatorze heures, une première pour nous !) entre Sydney et BA et une bonne partie de notre énergie y est passée ces derniers jours.

Comme on se sent de mieux en mieux et que nous avons tout de même bien parcouru la ville (qui, comme nous pour l’instant, ne dort jamais !), voici ci-dessous les premiers qualificatifs qui viennent à nos esprits encore embrumés après quelques jours de visite :

 

  • Bonne vivante : dès notre première sortie, nous avons été frappés par la quantité impressionnante de restaurants, de cafés et de pâtisseries. Il y en a absolument partout, on y prend son temps et ils sont pleins à longueur de journée. Nous nous habituons doucement à voir des porteňos attablés pour un café et une pâtisserie à huit heures du soir, histoire de couper l’après-midi en deux… Nourriture fraîche et goûteuse, vin, bière et café excellents, pourquoi se hâter ?

  • Patinée : pour la première fois depuis bien longtemps, nous retrouvons une architecture ancienne et des endroits qui portent la marque du temps. Immeubles superbes mais parfois décrépits, patine des tables, des cuivres et des sols carrelés de cafés centenaires, trottoirs cabossés, ça fait du bien !

  • Nocturne : petit déjeuner pas avant 8 heures, déjeuner à 14-15 heures, dîner à 22-23 heures, et tango ou boîte de nuit jusqu’à 5 heures du matin pour les plus en forme : la ville dort très rarement (ça tombe bien, nous non plus depuis une semaine !) et les horaires d’ouverture de certaines institutions s’en ressentent : les musées ouvrent rarement avant quatorze heures en semaine, pour fermer vers 20 ou 21 heures. On s’adapte !

  • Passionnée : après la retenue des Japonais et le coté faussement détendu des Australiens, c’est amusant de retrouver des gens qui gesticulent en parlant, expriment leurs émotions et des amoureux qui s’embrassent fougueusement dans les parcs ! Et puis il y a le tango, qui fait marcher le tourisme local mais semble aussi réunir un large éventail de passionnés de tous âges. Les photos ci-dessous évoquent l’aspect « professionnel » (démonstration au marché du dimanche à San Telmo) et la vidéo l’aspect plus populaire  (ambiance dans un bar d’habitués du quartier populaire de Boedo) :

Photos : http://www.flickr.com/photos/10301605@N04/sets/72157622615087562/detail/

 

  • Gourmande et sucrée : plus encore que les cafés, la densité des pâtisseries est hallucinante. Il y en a partout, qui proposent toute une gamme de media lunas (croissants) et de beignets à la crème sucrée. Ceux-ci font leur apparition dès le petit-déjeuner en compagnie de l’incontournable dulce de leche (confiture de lait) et ne quittent le devant de la scène que vers 22 heures, lorsqu’il est temps de songer au dîner… Pas léger, mais tentant !

  • Canine : si Hong Kong nous était apparue comme la ville des chats, Buenos Aires est définitivement celle des chiens. Il y en a de toutes les tailles, des petits sacs à puces tenus en laisse par groupes de dix ou plus par des paseadores de perros (promeneurs de chiens professionnels) aux énormes dobermans pas tenus du tout (ou très symboliquement) par des femmes deux fois plus petites qu’eux… Etonnant, même si les trottoirs s’en ressentent, puisque le ramassage n’est manifestement pas à l’ordre du jour ici. On réapprend donc le slalom avec plus ou moins de succès…

  • Sachant prendre son temps : pour la première fois depuis bien longtemps, on ne voit plus trois tablées se succéder à coté de nous pendant le temps de notre déjeuner ! Au contraire, les gens prennent leur temps, savourent, et discutent avec animation dans les restaurants de quartier si accueillants. Puis les cafés, usés et pleins de caractère, prennent le relais pour occuper les longues fins d’après-midi. Quel bonheur de se poser pendant quelques heures pour lire, écrire ou regarder le spectacle de la rue avec une Quilmes (la bière locale) ou un café. Même les garçons de café, aussi grincheux qu’à Paris, s’intègrent parfaitement au décor…

  • Sanguine : pourrait sans doute s’appliquer au tempérament de certains habitants, mais plus encore à l’amour immodéré des Argentins pour la viande rouge. Elle domine sans partage la carte des parrillas (restaurants grills) où elle se consomme sans modération et avec délice, tant elle est juteuse et savoureuse. On a vraiment été impressionnés par la qualité des bifes de lomo, même si on se restreint – on a perdu l’habitude en Asie de consommer de la viande en grande quantité. Un vrai bonheur avec une bonne salade, mais attention au cholestérol, surtout après une planchette de fromage et de charcuterie et un verre de rouge (et j’oubliais les papas fritas) !

  • Littéraire : des cafés où plane l’ombre d’écrivains comme Borges ou Cortazar qui y ont (dit-on) passé des journées entières aux librairies magnifiques et superbement achalandées, on est manifestement dans une ville qui aime lire. Les sélections des librairies, classiques comme récentes, sont superbes et largement ouvertes aux écrivains étrangers, dont Haruki Murakami que nous avons découvert (et adoré) au Japon. Très peu de livres en anglais malheureusement – il va nous falloir accélérer notre apprentissage de l’espagnol :-)

 

Voilà, une ville finalement latine (par le tempérament de ses habitants, sa capacité à prendre son temps, ses horaires et son coté sympathiquement délabré) et européenne (par son architecture notamment, qui nous rappelle notamment Paris -en plus diversifiée encore-, mais aussi un certain traditionalisme). Un cocktail détonnant, qui pour l’instant nous plaît beaucoup !

Idées business venues du Japon

Posted in Marketing & Tendances, Voyage - Japon avec des tags , , , , , on 19 octobre 2009 by anneetdavid

Lors de nos promenades dans les villes japonaises, nous avons été interpellés par la présence de nombreux (très nombreux) distributeurs de boissons froides. L’été japonais est très humide et chaud et ils sont donc très utilisés. Vous devez  penser qu’il n’y a rien de très extraordinaire à cela, nous avons les mêmes en Occident. Peut-être, mais pas tout à fait… Il m’a semblé voir là des idées business potentiellement très intéressantes :

1. Le distributeur a un look bien différent et s’intégre beaucoup plus facilement au décor urbain, car il est plus petit.

Distributeur de boissons au Japon

Distributeur de boissons au Japon

2. L’offre produit est aussi assez différente : les boissons gazeuses “traditionnelles” (Coke, Pepsi, etc), l’eau, mais aussi le café froid ou le thé. Une offre beaucoup plus large que celle aperçue dans les villes européennes.

Une offre de boissons beaucoup plus large qu'en Europe

Une offre de boissons beaucoup plus large qu'en Europe

3. Les eaux vitaminées : elles font un tabas ! Vous pouvez juste en buvant un demi litre faire le plein de vitamines et sels minéraux, selon vos besoins santé. Danone qui se  targue d’avoir un portefeuille de produits tourné vers le bien-être et la santé n’en a toujours pas lancé… Etonnant, il y a pourtant bien là un énorme potentiel, à l’heure où des marques de smoothies comme Innocent font un malheur au Royaume-Uni, le consommateur est donc toujours à l’affût de ces produits magiques qui corrigent les carences des modes d’alimentation occidentaux. Et en plus, ces eaux vitaminées ont très bon goût, ce qui ne gâche rien !

Gamme d'eaux vitaminées japonaises

Gamme d'eaux vitaminées japonaises

4. Le thé froid sans sucre : les Japonais l’adorent (et moi aussi) que ce soit du thé vert glacé ou du thé à l’orge, on en trouve partout. Bénéfice santé évident, absence de sucre et d’édulcorant, il pourrait facilement voler des parts de marché à un Lipton glacé hyper-sucré.  Voilà un lien vers la marque phare Asahi (vous la connaissez peut-être pour ses bières) : http://www.asahiinryo.co.jp/16cha/top.html

Anciens collégues, marketeurs de produits de grande consommation, qu’en pensez-vous ?